Collecte des matières organiques: le projet-pilote en marche

Les résidants de la zone de collecte 9... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Les résidants de la zone de collecte 9 ont reçu cette semaine leur bac brun. La première collecte des matières organiques aura lieu le vendredi 26 mai.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Le projet-pilote de collecte des matières organiques de la MRC de la Haute-Yamaska a pris son envol. Les résidants de la zone de collecte 9 à Granby ont reçu cette semaine leur bac brun. La première collecte aura lieu le vendredi 26 mai.

Ce n'est pas trop tôt, estime Marie-France Papineau. « Ça fait dix ans que je fais mon compost. Je le mets dans mon potager. C'est très simple. Je suis contente qu'on ait maintenant un bac brun ; ça me peinait de jeter les matières que je ne pouvais pas utiliser. »

Plusieurs ménages font leur propre compost, explique Mme Papineau. Ils ne peuvent toutefois y mettre certaines matières, dont des os, de la viande ou des noyaux. « Je perdais au moins 20 % de matières », calcule la résidante de la rue Louis-Hébert, fière de sa fibre écologiste.

L'ajout d'une collecte s'apparente à celle du bac bleu, il y a plusieurs années, selon elle. « Il va y avoir de la résistance chez certaines personnes. Il faut être patient. Il n'y a rien d'extravagant à mettre ses restes de table dans un bac à part. »

Le nouveau service n'enchante pas Pierre Corriveau. Propriétaire d'un triplex dans la rue Providence, il craint que les matières organiques déposées dans les bacs bruns ne dégagent des odeurs, attirant de la vermine. « On n'a pas beaucoup de choses dans nos poubelles et on recycle déjà en masse. Là, avec le compost, c'est rendu trop loin », dit-il.

C'est sans compter la nouvelle taxe que la municipalité imposera pour payer ce service, souligne M. Corriveau. « C'est une taxe par logis. Ça va faire pas mal d'argent. Il va y avoir des augmentations de loyer », prédit-il.

Les gens doivent changer leurs habitudes face aux déchets qu'ils produisent, soutient Mme Papineau. Son époux était réfractaire à composter, explique-t-elle. Il s'est adapté. « Ça m'a pris un an, mais il a fini par s'habituer », dit-elle en riant.

Facturer au poids

Une fois le nouveau service bien implanté, la MRC devrait franchir un pas de plus pour améliorer son bilan de revalorisation des matières recyclables et compostables, croit Mme Papineau. Elle propose de facturer la collecte des déchets (bac noir) au poids. Il s'agirait d'un incitatif pour les gens à augmenter leurs efforts en plus d'une question d'équité fiscale entre les citoyens, plaide-t-elle.

La MRC n'a pas encore statué sur le montant de la taxe sur cette collecte. Elle sera déterminée lorsque les contrats de collecte, de transport et de revalorisation seront octroyés.




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