Stukely-Sud: la directrice générale prolonge son absence

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Louisette Tremblay devait rentrer au travail lundi, mais ne se serait jamais présentée.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Stukely-Sud) La directrice générale de Stukely-Sud, Louisette Tremblay, brillait par son absence à la séance ordinaire du conseil municipal, lundi soir.

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Le maire Eutiquio Alvarez affirme ne pas avoir eu de nouvelles de la directrice générale depuis son départ en congé de maladie.

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La fonctionnaire, qui est en congé de maladie depuis le début du mois d'avril, devait rentrer au travail lundi, mais ne s'est jamais présentée, a fait savoir le maire Eutiquio Alvarez, questionné à ce sujet par un citoyen. La secrétaire-trésorière de la municipalité, Guylaine Lafleur, a assisté les élus pendant la séance.

« Depuis qu'elle est partie, elle n'a donné aucune nouvelle, aucune », a-t-il répondu, ajoutant qu'il ignorait si l'arrêt de travail de l'employée avait été prolongé par un médecin. 

L'élu a même affirmé ne pas savoir si elle reviendrait en poste, ce qui a suscité l'inquiétude de plusieurs de ses concitoyens dans l'assemblée. « C'est grave, a commenté l'un d'entre eux. C'est la directrice générale qui se rapporte au village et non l'inverse. Vous devriez l'appeler pour savoir ce qu'il en est. »

Désaveu

M. Alvarez laisse quelques jours à Mme Tremblay pour se manifester, faute de quoi il considérera qu'elle a quitté son poste, a-t-il fait savoir au journal lors d'un entretien téléphonique, mardi.

« J'attends de ses nouvelles. Je ne la contacterai pas. Si elle ne donne pas signe de vie, son poste deviendra vacant », a indiqué le maire, ajoutant qu'il comptait se renseigner auprès du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) sur les procédures à appliquer pour la suite des choses.

En entrevue, il a dit douter des motifs de son arrêt de travail et s'est montré très dur face à son employée. « Je ne sais pas si c'est vrai ou pas », allègue le maire, qui ne s'attend pas non plus à ce que Mme Tremblay revienne « faire face à la musique ».

Rappelons que quelques jours après le début de son congé, La Voix de l'Est rapportait que Mme Tremblay était visée par des constats d'infraction de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), solidairement avec la municipalité et le directeur des travaux publics, Kevin Long, qui a pour sa part quitté ses fonctions le 7 avril pour aller travailler chez Normand Jeanson Excavation Inc, l'un des principaux fournisseurs de services en travaux de voirie de la municipalité. 

De plus, souligne le maire, plusieurs dossiers sont bloqués à la municipalité parce qu'ils sont gérés uniquement par Mme Tremblay, dont celui de l'OIQ. « Je n'ai aucune information à ce sujet », a répondu M. Alvarez lorsque questionné sur l'avancement du dossier. 

Avec « l'ancienne » directrice générale, un lapsus employé par le maire, « c'est la politique de la porte fermée », a-t-il ajouté.

« Vrai sauvage »

Le maire n'a pas été plus tendre à l'endroit de M. Long, qui n'a jamais avisé le conseil de son embauche chez l'entreprise d'excavation. « Il n'a rien expliqué du tout, il n'a pas donné de notice (en démissionnant), déplore M. Alvarez. Il a donné sa démission le vendredi à sa belle-mère (ndlr : Mme Tremblay) et il a commencé le lundi chez Normand Jeanson. Il aurait dû en informer la greffière et le conseil. Il a agi en vrai sauvage. »

Vérification faite, le Code d'éthique des employés municipaux, révisé en 2016, ne prévoit pas de délai avant de pouvoir être embauché au sein d'une entreprise qui transige avec la municipalité. On peut simplement y lire que « l'employé ne doit pas faire usage de l'information à caractère confidentiel qu'il obtient dans l'exécution ou à l'occasion de son travail. Ces obligations survivent pendant un délai raisonnable après la cessation de l'emploi », un passage repiqué de l'article 2088 du Code civil du Québec.

La municipalité a officialisé lundi soir l'embauche d'un nouveau responsable des infrastructures municipales.

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de Mme Tremblay.




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