Bertrand Godin: de la piste à la simulation

Bertrand Godin à bord de l'un de ses... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Bertrand Godin à bord de l'un de ses simulateurs de course qu'il avait amené à l'Interplus ce week-end dans le cadre de la grande vente automobile de Granby.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Rouler à des vitesses dépassant les 300 km/h, ressentir chaque vibration de la piste comme si vous y étiez, et tout ça, sans se décoiffer.

Des dizaines de personnes ont pu se glisser dans la peau d'un vrai pilote de Formule Un ce week-end à l'Interplus dans le cadre de la grande vente automobile de Granby.

Pour l'occasion, l'ancien pilote et chroniqueur automobile Bertrand Godin avait en effet aménagé sur place un simulateur de course, dont il fait maintenant la location depuis un an.

« Ça donne vraiment l'impression d'être dans une vraie monoplace. C'est incroyable parce qu'on ressent tout, dont tous les petits défauts de la piste. Sur le circuit d'Indianapolis, quand on passe sur la zone de briques, on sent le mouvement de suspension, le roulis, le plongé, les accélérations... C'est fabuleux », note M. Godin.

Malgré une après-carrière bien remplie, Bertrand Godin a choisi de se lancer dans cette nouvelle aventure après avoir été en contact avec des simulateurs en tant qu'instructeur de conduite à l'École nationale de police du Québec et approché par D-Box, une entreprise qui fabrique ce type d'appareils, pour ses conseils.

Son entreprise Gestion Bertrand Godin Inc. possède maintenant deux simulateurs de course d'une valeur d'environ 30 000 $ chacun, dont un est équipé d'un casque de réalité virtuelle qui permet de se rapprocher de façon impressionnante de la réalité, selon ses dires.

« J'ai décidé de le faire pour le grand public. On va dans toute sorte d'événements. C'est une petite équipe et on bâtit ça ensemble. Ça marche bien jusqu'à maintenant. Si la demande est là, je vais peut-être augmenter mon nombre de simulateurs. J'ai d'ailleurs le plan de monter des machines en réseau de façon à ce que les gens puissent compétitionner l'un contre l'autre », a révélé M. Godin.

Autant pour les amateurs que pour les pilotes

Ce dernier, qui a connu une longue carrière l'ayant mené aux portes de la F1 à la fin des années 90, souligne que ses simulateurs peuvent servir autant au plaisir des amateurs de course que pour la formation des pilotes professionnels.

« J'ai formé plusieurs pilotes là-dessus, dont certains de la série Ferrari Challenge qui sont venus essayer des circuits chez moi. C'est l'idéal puisque tu peux te familiariser avec certaines pistes sans te déplacer. Tu sauves donc du temps et de l'argent », a-t-il souligné.

Il admet d'ailleurs qu'il aurait bien aimé avoir un appareil semblable à ses débuts dans le monde de la course automobile. « Mets-en. À l'époque, il y avait juste de la visualisation qu'on pouvait faire, c'est-à-dire marcher la piste et la dessiner sur papier. C'est vraiment ce qu'on faisait. Je me fermais les yeux et je m'imaginais sur le circuit », s'est-il rappelé en riant.

C'est même cette technique qui lui avait permis de remporter sa plus célèbre victoire en Formule Atlantique dans le cadre du Grand Prix du Canada devant plus de 70 000 spectateurs réjouis.

« En 1997, quand on a gagné à Montréal, je m'étais pratiqué pendant tout l'hiver sur le circuit Gilles-Villeneuve, alors naturellement, quand j'ai fait la course, c'est comme si j'avais toujours roulé là », a-t-il indiqué, comparant le tout à l'automatisme qui se développe lorsqu'on emprunte toujours le même chemin pour retourner à la maison.

« La conduite dépend beaucoup de ce que tu regardes à quel moment. Le fait de faire un circuit souvent permet d'avoir des repères. Le jeu visuel était le même que celui auquel j'étais habitué et ça a fait en sorte que j'étais efficace », a-t-il poursuivi.

De retour dans la région

Originaire de Saint-Hyacinthe, Bertrand Godin s'est d'ailleurs dit heureux de revenir dans la région chaque fois qu'il en a la chance puisque c'est lorsqu'il habitait à Waterloo à l'âge de 18 ans que sa carrière de pilote a commencé à prendre son envol.

À l'époque, il avait acheté en cachette un kart pour quelques centaines de dollars de crainte que ses parents ne tentent de le décourager. « Je partais jusqu'à Saint-Hilaire pour faire mes premières courses avant de gagner le championnat canadien de karting en 1986. Je me rappelle que Jacques Villeneuve fils était venu courir et avait fait la page frontispice de La Voix de l'Est. J'étais très content, car on me voyait à l'arrière sur la photo », a-t-il raconté tout sourire.

Godin est aussi un assidu de l'Autodrome Granby où il a commenté de nombreuses courses ces dernières années, un rôle qu'il ne jouera toutefois pas cet été en raison de son horaire très chargé.

« Cette année, ça va être difficile, car j'ai encore beaucoup de contrats avec TVA Sports, autant pour des tournages de la série Du haut des airs que l'Indy Car que je commente avec Jean Pagé. Mais c'est sûr que je vais aller faire un tour, car j'adore l'Autodrome Granby. C'est l'endroit où j'allais dans les estrades tout petit pour regarder les courses. Je vais être à Granby de temps à temps malgré tout, ça, c'est certain. »




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