Fin des pauses payées dans des Tim Hortons: indignation en chaîne

La récente décision du propriétaire des Tim Hortons... (La Voix de l'Est, Alain Dion)

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La récente décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville de retirer les pauses payées de ses employés en réponse à la hausse du salaire minimum, lundi, crée énormément de remous et suscite de virulentes réactions d'un bout à l'autre du pays.

La Voix de l'Est, Alain Dion

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Cowansville) La récente décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville de retirer les pauses payées de ses employés en réponse à la hausse du salaire minimum, lundi, crée énormément de remous et suscite de virulentes réactions non seulement en province, mais bien d'un bout à l'autre du pays.

L'article dénonçant la décision du propriétaire Jean Pourchelle paru dans La Voix de l'Est de vendredi a été au top du palmarès des articles les plus consultés sur le site Web lapresse.ca, en plus d'avoir été partagé massivement sur Facebook.

Les partages sur Facebook ont suscité de nombreux commentaires et la décision d'abolir les pauses payées est jugée inappropriée, selon la grande majorité des internautes. Plusieurs appellent même au boycottage de la chaîne de restauration rapide.

L'article a aussi fait réagir l'équipe de l'émission Infoman, qui critique vertement la décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville. On invite notamment les clients potentiels à «aller boire [leur] café ailleurs, dans un endroit qui respecte ses employés et les traite comme des êtres humains».

L'article traduit en anglais par La Presse canadienne a ainsi parlé de l'affaire des Tim Hortons de Cowansville partout au pays. 

Employés en otage

Manon Massé, députée de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, a dénoncé furieusement, par voie de communiqué, les décisions de Jean Pourchelle d'abolir les pauses-café de ses employés.

«On ne se le cachera pas, ce propriétaire prend ses propres employés en otage. Par ce geste, il démontre le mépris qu'il a envers les personnes qui lui permettent d'opérer son commerce et de faire des gains. Il a lui-même reconnu que la rentabilité de ses restaurants n'était pas réellement menacée par cette augmentation. C'est tout simplement de l'opportunisme, pour accroître ses profits sous un prétexte fallacieux-», condamne-t-elle.

La députée solidaire interpelle également la chaîne Tim Hortons- et demande à ses dirigeants s'ils croient que leur clientèle déserterait leurs succursales si les franchisés augmentaient le prix du café pour offrir de meilleurs salaires à leur personnel. Question à laquelle, selon elle, la réponse irait de soi.

Au moment d'écrire ces lignes, La Voix de l'Est n'avait pas réussi à entrer en contact avec Jean Pourchelle pour obtenir ses commentaires par rapport à l'envergure des réactions suivant sa décision d'abolir les pauses payées de ses employés.




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