Saint-Paul s'entend avec les montagnards

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Les propriétaires montagnards se sont majoritairement prononcés pour le maintien de la barrière bloquant l'accès au chemin Jodoin. Selon eux, celle-ci permet de limiter les vols, le vandalisme, en plus de décourager certains adeptes de motocross et de véhicules tout-terrain de se promener sur les terrains privés.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Après plus d'un an d'échanges, la municipalité de Saint-Paul-d'Abbotsford en est arrivée à un compromis avec les propriétaires montagnards. Ceux-ci se chargeront désormais eux-mêmes de l'entretien du chemin Jodoin.

Ce faisant, la municipalité a donné suite, mardi soir, à l'abrogation du règlement par lequel des taxes étaient perçues chez les propriétaires concernés afin de payer l'entretien et les travaux du chemin. Les sommes résiduelles du fonds réservé, un montant d'environ 14 000 $, sera remboursé aux propriétaires au pro rata de leur évaluation municipale. 

Le tout mettra fin à plusieurs mois de pourparlers. Rappelons qu'en mars 2016, Saint-Paul-d'Abbotsford avait unanimement résolu d'acquérir auprès du ministère du Revenu du Québec un lot orphelin du chemin Jodoin situé au bas de la montagne afin d'en faire un chemin public, un fait accompli qui fut mal digéré par les propriétaires fonciers du secteur. 

Le maire de l'époque, Jacques Viens, évoquait des raisons de sécurité publique et d'accessibilité pour justifier la démarche du conseil, étant donné la présence d'une barrière bloquant l'accès à la montagne. 

Plusieurs propriétaires de terrains situés dans le mont Yamaska estimaient plutôt que le lot leur appartenait puisqu'ils en avaient toujours acquitté les taxes foncières. De plus, soutenaient-ils, la barrière n'était pas problématique en cas d'urgence et permettait d'amoindrir les vols, le vandalisme, en plus de décourager certains adeptes de motocross et de véhicules tout-terrain de se promener sur les terrains privés, où l'on retrouve plusieurs érablières valant des millions de dollars en investissements. 

Une rencontre en septembre, puis une autre cet hiver à laquelle une cinquantaine de propriétaires ont assisté, ont fait avancé les pourparlers. Plusieurs options leur ont été présentées.

Comme un seul d'entre eux était favorable au retrait de la barrière, il a été convenu que l'entretien du chemin relèverait des montagnards. « L'application de la loi sur les compétences municipales est claire : on n'a pas d'accès public, on ne peut pas l'entretenir », a indiqué le maire actuel de la municipalité, Robert Vyncke. Du temps qu'il était simple citoyen, celui-ci plaidait déjà une approche de conciliation entre la municipalité et les propriétaires.

Vers une association de propriétaires

La situation s'est réglée à la satisfaction des deux parties. « Les propriétaires ont fait leur choix, a souligné M. Vyncke. Ils seront responsables légalement de l'entretien du chemin, mais ils devront permettre un accès aux services d'urgence lorsque nécessaire. »

Maintenant, les propriétaires montagnards doivent s'organiser sur le plan légal. Une association à but non lucratif, dirigée par un conseil d'administration élu, devrait voir le jour incessamment, a-t-on appris, et celle-ci deviendra propriétaire du lot autrefois orphelin. Prenant la relève de la municipalité, cette organisation aura ensuite la charge de collecter les sommes nécessaires à l'entretien du chemin Jodoin.




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