Collision mortelle: le mystère demeure entier

Le coroner n'a pas été en mesure d'établir... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le coroner n'a pas été en mesure d'établir si la collision entre un poids lourd et une camionnette était le résultat d'un geste intentionnel  de la part de Ronald Dandurand.

Janick Marois, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) La collision survenue entre une camionnette et un camion-citerne sur le boulevard Pierre-Laporte à Granby en novembre dernier était-elle accidentelle ou s'agissait-il d'un geste volontaire du conducteur? À la suite de l'enquête menée par le coroner Alexandre Crich, le mystère demeure entier.

Ronald Dandurand, 52 ans, est décédé de polytraumatismes à la suite d'une collision entre sa camionnette et un camion-citerne qui transportait du lait, le 22 novembre. Son véhicule ayant pris feu après l'impact, aucune aide n'a pu lui être apportée en raison de l'intensité du brasier. 

Le coroner Alexandre Crich vient de publier les conclusions de son investigation. Il rapporte qu'avant l'impact fatal, le conducteur qui circulait sur le boulevard Pierre-Laporte avait immobilisé son véhicule sans raison apparente à quelques reprises dans la voie de circulation, une manoeuvre dangereuse pour les véhicules qui le suivaient.

Environ 1300 mètres avant la collision qui lui a coûté la vie, le quinquagénaire s'était mis à reculer avec son véhicule, toujours sans raison, dans la zone de 90 km/h. Au cours de la manoeuvre, il a percuté le véhicule qui le suivait et qui était immobilisé. Il avait ensuite repris la route, puis avait reculé de nouveau, cette fois derrière la voiture qu'il venait de percuter. Il avait foncé à nouveau sur le véhicule, l'atteignant au parechoc arrière. Il avait ensuite pris la fuite. 

« Cet événement était clairement non accidentel, mais intentionnel et il indique que M. Dandurand n'avait vraisemblablement pas l'état mental d'une personne normale à ce moment », écrit dans son rapport le coroner, ajoutant que l'homme n'était pas connu pour éprouver des problèmes psychiatriques. 

Plus loin sur le boulevard Pierre-Laporte, la conductrice du camion-citerne a raconté que la camionnette roulait à vive allure en chevauchant la ligne médiane séparant les deux sens de circulation. M. Dandurand serait revenu dans sa voie avant de retourner dans celle inverse. La conductrice avait seulement eu le temps d'amorcer un freinage et avait dévié légèrement vers le milieu de la chaussée en espérant que la camionnette passerait à sa droite, mais en vain. Une collision frontale s'était produite. Le camion avait continué sa course dans la voie de circulation et l'accotement de la direction nord, où il avait heurté un troisième véhicule qui s'était immobilisé en essayant d'éviter un impact. 

Trois personnes ont été blessées lors de cet accident. 

Des analyses toxicologiques ont permis d'établir que le conducteur de la camionnette n'était pas en état d'ébriété. Aucune autre substance n'a été détectée dans son organisme. 

Une inspection mécanique réalisée sur le véhicule de Ronald Dandurand a démontré que le plancher et la traverse centrale du châssis étaient sévèrement atteints par la corrosion. La direction était aussi imprécise à cause de l'usure du joint de rotule gauche. 

« Considérant la collision intentionnelle 1300 mètres avant celle mortelle, l'état mécanique du véhicule, l'absence d'antécédents psychiatriques et de lettre de suicide au domicile de M. Dandurand, il n'a pas été possible d'établir si celui-ci a percuté intentionnellement ou accidentellement le poids lourd », conclut le coroner Crich.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer