Des investisseurs vénézuéliens lorgnent Cowansville

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La construction de serres de tomates et de concombres à Cowansville permettrait de créer une vingtaine d'emplois.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Des investisseurs vénézuéliens étudient la possibilité de construire des serres de tomates et de concombres à Cowansville. Le projet créerait une vingtaine d'emplois et permettrait de valoriser les résidus de bois produits à l'usine Planchers des Appalaches.

Des discussions sont en cours depuis quelques mois entre les promoteurs du projet et l'administration municipale, confirme le maire Arthur Fauteux. 

« C'est un excellent projet. Quand on le regarde dans une perspective de développement durable, c'est même le projet parfait. On produirait ici même des tomates à l'année au lieu de les faire venir de la Californie. On a donc une proximité de production pour les consommateurs, une réduction des gaz à effet de serre parce qu'on réduit le transport et on utilise de la biomasse produite sur place », explique-t-il.

Les serres seraient construites sur un terrain attenant aux Planchers des Appalaches, situés sur la rue Rocheford dans l'ouest de la Ville. Deux phases sont envisagées : une première serre de 2000 mètres carrés, puis une deuxième, deux ans plus tard, de 10 000 m2. Une fois en pleine production, les serres produiraient 500 000 kilogrammes de légumes, surtout des tomates. L'investissement serait de 3,9 millions de dollars, selon les informations obtenues par La Voix de l'Est.

Pour faciliter la réalisation du projet, le conseil municipal demande à la MRC de modifier son schéma d'aménagement. Plus précisément, la MRC doit retirer le terrain reluqué par les investisseurs du périmètre d'urbanisation pour le mettre dans la zone agricole. M. Fauteux n'entrevoit aucune difficulté à convaincre ses collègues maires d'acquiescer à ce changement.

Prospection d'eau

Les démarches administratives doivent être faites avant que les promoteurs aillent plus loin, a dit M. Fauteux. Ils doivent en effet procéder à des travaux de prospection d'eau souterraine dans le secteur. Ce type d'activité agricole ne peut utiliser d'eau provenant d'un réseau d'aqueduc municipal, indique le maire.

Les serres nécessiteraient 15 000 litres d'eau par jour. M. Fauteux est confiant que l'entreprise trouvera des sources dans le secteur. « Ce n'est pas très loin de la rivière (Yamaska Sud-Est). On a des citoyens qui ont des puits dans ce coin et ils n'ont pas de problèmes. On pense que la nappe phréatique est bonne. »

Le choix du terrain n'est pas fortuit. Les serres auront besoin de ressources pour être chauffées. Le bran de scie produit par les activités de Planchers des Appalaches servira de biomasse pour alimenter les chaudières.

Pour l'heure, les Planchers des Appalaches utilisent une grande quantité de bran de scie pour alimenter leur séchoir à bois. Mais la demande est bien inférieure à la quantité de résidus de bois produite. Cela occasionne des coûts pour l'entreprise pour s'en débarrasser. L'arrivée de serres sur le terrain voisin résoudrait ce problème, souligne M. Fauteux. « On est vraiment dans l'économie circulaire », image-t-il.




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