Serge Harnois condamné à 51 mois de prison pour agression sexuelle

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La cour a ordonné que Serge Harnois purge sa peine au pénitencier de La Macaza afin qu'il suive une thérapie appropriée à sa déviance.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) « Vous savez très bien ce que vous avez fait. Il serait temps de vous regarder dans le miroir et de comprendre que vous avez une problématique sexuelle. »

La juge Julie Beauchesne a eu ces mots d'avertissement en rendant sa sentence, mercredi, contre un homme de Farnham reconnu coupable d'agression sexuelle, voies de fait et séquestration. La victime est une femme de son entourage qui lui avait rendu visite en octobre 2015.

Serge Harnois était alors en rechute dans sa consommation de cocaïne. Il regardait un film porno. Il a voulu forcer sa victime à avoir une relation sexuelle avec lui en la serrant à la gorge et en entamant un cunnilingus. Il a toutefois été incapable d'avoir une relation complète.

Négation

Mis en état d'arrestation, le costaud accusé de 54 ans a nié les gestes commis, forçant la plaignante à témoigner à l'enquête préliminaire et au procès. Lui-même n'a pas témoigné. Jusqu'à sa sentence, il a banalisé ses crimes, refusé de reconnaître son problème sexuel et blâmé sa toxicomanie. Comme à sa dernière infraction, une agression sexuelle grave commise en 2007 pour laquelle il avait écopé de deux ans de prison.

« Vous avez une problématique sexuelle et seulement vous pouvez l'arrêter », a dit la juge en condamnant cette fois-ci M. Harnois à 51 mois de prison « pour indiquer la répulsion qu'a la société envers les gestes d'une telle violence ». « Le tribunal n'a trouvé aucun facteur atténuant » dans son dossier, a-t-elle ajouté.

Compte tenu du temps passé en détention préventive (la cour avait refusé de le remettre en liberté le temps des procédures judiciaires), il lui reste deux ans d'incarcération à purger.

Thérapie

Le tribunal a demandé que M. Harnois purge sa peine au pénitencier de La Macaza afin qu'il suive une thérapie appropriée à sa déviance. Il a aussi été déclaré délinquant sexuel à perpétuité et joint à la liste des délinquants « à contrôler » pour 10 ans. 

La Couronne demandait neuf mois de pénitencier de plus que la défense, insistant sur le penchant de l'accusé à se déresponsabiliser. M. Harnois souffre d'une « dynamique psychosexuelle dysfonctionnelle », a précisé Me Élise Côté-Lebrun. Son risque de récidive est élevé et son discours est « des plus inquiétants ».

« Selon lui, elle l'aurait provoqué, sans quoi il n'aurait pas commis de tels gestes. Il ne se reconnaît aucun problème personnel et estime que c'est une série de malchances qui l'a amené à être accusé. C'est un individu égocentrique et sans empathie », et qui a toujours refusé de suivre une thérapie sexuelle.

La procureure a rappelé que l'événement avait doublement accablé la victime, qui se sent coupable de ce qui est arrivé.

Chemin

Serge Harnois « a un gros bout de chemin à faire, mais ce chemin est réaliste », a dit son avocat, Me Nicolas Cossette. La sentence retenue par le tribunal « n'est pas une peine clémente » et permettra à son client de se réhabiliter.

Les antécédents de l'accusé incluent nudité dans un lieu public, possession de haschich et de cocaïne, recel, bris de condition, méfaits, voies de fait contre un agent de police, entrave au travail des policiers, menaces, intimidation, vol et possession d'arme illégale.




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