Commission scolaire des Hautes-Rivières: l'adoption des grilles horaires maintenue

Faute de places, des gens avaient attendu à... (Marie-Ève Martel, La Voix de l'Est)

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Faute de places, des gens avaient attendu à l'extérieur, le 28 mars dernier, pendant que le conseil des commissaires adoptait les résolutions controversées.

Marie-Ève Martel, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Jean-sur-Richelieu) Un groupe de 23 membres de conseils d'établissement de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR) a échoué à faire suspendre temporairement les résolutions adoptées par le conseil des commissaires en mars dernier et qui modifiaient les grilles horaires d'une vingtaine d'écoles.

La requête déposée le 4 avril dernier par le cabinet Melançon Marceau Grenier et Sciortino a été entendue lors d'une audience d'urgence le 12 avril dernier.

« La juge a considéré qu'il n'y aura aucun préjudice irréparable d'ici à l'audition sur le fond de la question, a expliqué Jacinthe Côté, présidente du Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu (SEHR), qui a appuyé les demandeurs dans leur démarche. Dans ce contexte, elle considère qu'il n'y a pas d'urgence et a donc rejeté la demande de suspendre les décisions de la commission scolaire. »

Selon le document dont La Voix de l'Est a obtenu copie, le regroupement, composé de parents et d'enseignants membres des conseils d'établissement de l'une ou l'autre des écoles primaires de la commission scolaire, réclamait à la Cour supérieure « d'annuler les résolutions adoptées en date du 28 mars 2017 par le conseil des commissaires ». Rappelons que ce soir-là, le conseil avait adopté les grilles horaires et les grilles matières d'une vingtaine d'écoles après que leurs conseils d'établissement eurent refusé de le faire, même après avoir été mis en demeure. 

Ce faisant, le cycle des classes passera de six à dix jours comptant désormais cinq périodes de 60 minutes. En conséquence, les élèves passeraient plus de temps en classe avec leur professeur titulaire, au détriment de celui passé avec les spécialistes. Une décision qu'a vivement dénoncée le SEHR, qui a pris d'assaut les conseils d'établissement au cours des dernières semaines pour faire valoir son point de vue.

Le conseil des commissaires devait, mardi soir, adopter également les grilles horaires et les grilles matières pour les autres écoles primaires ne l'ayant pas fait depuis la dernière rencontre.

Approuver, c'est aussi pouvoir rejeter

Selon les demandeurs, les conseils d'établissement sont en droit de rejeter des modifications aux grilles horaires et aux grilles matières proposées par la commission scolaire. À leurs yeux, le devoir « d'approuver » la grille horaire est accompagné d'un droit implicite de rejeter celle-ci et de retourner la commission scolaire à la table à dessin. 

« En l'espèce, les conseils d'établissement n'ont pas négligé ou refusé de se conformer à la Loi sur l'instruction publique ; au contraire, ils ont exercé les pouvoirs que celle-ci leur confère en refusant d'approuver les grilles horaires et les grilles matières (...) et en demandant à ces derniers de leur faire parvenir de nouvelles propositions », peut-on lire dans le document.

Les demandeurs réclamaient également que la Cour suspende la mise en application de ces résolutions jusqu'à ce qu'il y ait eu jugement sur le fond de la requête. Une journée d'audience est prévue le 3 mai prochain pour étudier la question.

«Je le fais pour les enfants»

Enseignante à l'école Saint-Vincent de Saint-Césaire, Caroline Chagnon est au nombre des 23 requérants à l'origine de la requête. 

L'enseignante s'oppose aux nouvelles grilles, jugeant que des périodes de 60 minutes sont beaucoup « trop longues » pour de jeunes enfants, qui seront également pénalisés par une diminution du temps passé avec les spécialistes.

« Je trouve que c'est triste, la façon dont ça s'est passé », explique-t-elle lors d'un bref entretien téléphonique avec La Voix de l'Est, à propos de la séance publique du conseil des commissaires- du 28 mars dernier.

« Le rôle des commissaires, c'est d'être la voix des enfants et des parents, poursuit-elle. Ces gens-là ont été élus, mais en décidant à la place du conseil d'établissement, ils ne représentent pas les parents qui ont voté contre la nouvelle grille-horaire. Après ça, qui parle pour les enfants ? C'est ce qui me choque le plus. »




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