Une centaine de fidèles à la Marche du pardon de Granby

Une centaine de fidèles ont commémoré la Passion... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Une centaine de fidèles ont commémoré la Passion du Christ, vendredi, à Granby.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Il y avait du monde vendredi midi à la traditionnelle Marche du pardon à Granby. Une centaine de fidèles ont commémoré la Passion du Christ en marchant des églises Saint-Édouard à Saint-Luc, le plus jeune prêtre du diocèse de Saint-Hyacinthe en tête, portant la croix.

Le beau temps a contribué à attirer plus de marcheurs que l'an dernier, alors qu'il pleuvait à boire debout, le Vendredi saint. Au haut-parleur, un homme a décliné les stations du chemin de croix tout au long du parcours.

« Parce que Jésus est Dieu, parce qu'il est mort et qu'un Dieu ne peut pas rester mort, ça nous dit que grâce à lui, nous aussi, on peut ressusciter, explique Diane Bergeron tout en marchant. C'est ça, le message. Le Christ est la résurrection­, il est la vie. »

Pour se rappeler la Cène, le dernier repas réunissant Jésus et ses apôtres le jeudi précédant sa crucifixion, plusieurs se sont rendus à l'église pour adorer le Christ à travers­ l'hostie.

Les croyants se sont ensuite rassemblés à l'église Saint-Édouard, vendredi midi, avant de parcourir environ 2 km sous le soleil. Ils ont ensuite fait une pause à l'église Saint-Luc pour se recueillir avant de revenir­ à leur point de départ.

« Ça prend du culot pour marcher dans les rues à propos de sa foi, reconnaît Mme Bergeron. Marcher pour contester quelque chose, c'est facile, mais nous ne contestons rien. On fait juste marcher pour dire à Jésus qu'on est en arrière de lui et qu'on sait qu'il est important. On veut signifier aux gens, même si les magasins sont ouverts et que les gens travaillent, qu'on continue de savoir que c'est le Vendredi saint le plus important, suivi du dimanche de Pâques évidemment. »

La foi se perd

Même si, à 40 ans, le prêtre David Labossière­ n'est pas vieux, les jeunes se faisaient plutôt rares parmi le cortège. Un phénomène dû au manque d'éducation religieuse, croit Mme Bergeron­, même s'« il y a tellement de place pour la foi dans notre vie - encore plus qu'avant ! »

« On ne va plus à l'église parce que ça ne nous a pas été enseigné et on n'a pas fait les sacrements, croit la dame. Beaucoup d'enfants ne sont pas baptisés et ne font pas les sacrements. C'est pour ça que ce sont beaucoup des têtes grises. »




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