Cochon vietnamien abattu: les messages de sympathie affluent

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L'histoire du cochon vietnamien Piggy, qui a été abattu vendredi par des agents de la Faune, a suscité de nombreuses réactions. Une femme a même proposé aux propriétaires de l'animal, Philippe Beauregard et Marie-Pier Lussier, d'adopter son propre cochon.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Rougemont) L'histoire du cochon vietnamien Piggy, abattu vendredi dernier par des agents de la Faune, a suscité de nombreuses réactions de sympathie. Une famille a même proposé aux propriétaires de l'animal d'adopter son propre cochon.

Une femme a contacté La Voix de l'Est car elle était à la recherche d'une famille d'accueil pour son cochon vietnamien âgé d'un an, et souhaitait l'offrir au couple. « Ceci pourrait peut-être une situation gagnant-gagnant », a-t-elle écrit. 

Étudiant et candidat à la maîtrise en administration des affaires, Philippe Beauregard affirme toutefois qu'il ne dispose pas d'assez de temps pour élever à nouveau un cochon. Du moins pour le moment. Non seulement Piggy était leur animal de compagnie, mais il était aussi la mascotte du Potager Mont Rouge Halte Gourmande que possèdent M. Beauregard et sa soeur Marjolaine Beauregard.

Piggy abattu 

Piggy, âgé d'un an et demi, avait réussi à sortir de son enclos et s'était retrouvé sur un terrain du chemin de la Montagne à Rougemont. Les policiers ont été appelés à intervenir. Ils ont ensuite demandé l'assistance des agents de la Faune qui ont abattu l'animal. La bête, un animal de compagnie, a été confondue­ avec un sanglier. 

La médiatisation de la nouvelle a suscité bon nombre de réactions. Sur les médias sociaux, les internautes n'ont pas caché leur tristesse et ont été nombreux à offrir leurs sympathies aux propriétaires de la bête. Certains ont qualifié de « geste gratuit » l'abattage de l'animal qui ne démontrait pas d'agressivité, selon les témoins de la scène. D'autres se demandent pourquoi les agents n'ont pas opté pour un tranquillisant plutôt que de mettre fin aux jours de l'animal. 

Les maîtres de Piggy se remettent peu à peu de leurs émotions. Ils ont reçu plusieurs messages et le téléphone n'a pas dérougi à la suite de l'annonce de la mort de leur animal de compagnie, qui était élevé comme un chien. 

Plainte en déontologie ?

À la suite du décès de Piggy, M. Beauregard s'est rendu au poste de police vendredi pour obtenir des explications. Celui qui affirme s'être senti ni le bienvenu ni écouté ce jour-là a fait savoir qu'il songe à déposer une plainte en déontologie. « Il y a eu abus de pouvoir », dénonce-t-il.

Il est d'avis que la façon de faire devrait être revue pour éviter que pareil événement se reproduise. « La tuer était la pire décision », estime M. Beauregard. 

Sa consolation, s'il en est une : son cochon vietnamien est probablement celui qui s'est fait flatter le plus. « Je suis sûr qu'elle a eu une belle vie », dit-il.

«On a commis une erreur»

« Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et les agents de la protection de la faune sont sincèrement désolés de l'incident de vendredi et de l'impact pour la famille du cochon domestique », a réagi lundi Jacques Nadeau, responsable des communications pour les dossiers concernant la faune au Ministère.

Vendredi, un cochon vietnamien confondu avec un sanglier a été abattu, à Rougemont, par les agents de la faune appelés en renfort par la Sûreté du Québec. 

Le directeur du bureau de la protection de la faune de la région a contacté personnellement le propriétaire du Potager Mont-Rouge Halte Gourmande, Philippe Beauregard, pour lui présenter ses excuses, ajoute M. Nadeau. 

« Les échanges ont été courtois et, dans un esprit de collaboration, on lui a mentionné qu'on fera notre possible pour que de telles situations ne puissent plus se produire. On a commis une erreur. »

Les excuses du Ministère ont été accueillies favorablement par Philippe Beauregard. « Nous sommes satisfaits de leur réponse (...) », indique-t-il dans un courriel envoyé à La Voix de l'Est

Les agents ont abattu Piggy en présumant que l'animal s'était échappé d'un élevage de sangliers. Puisqu'il s'agit d'une espèce exotique envahissante - une femelle peut avoir deux portées de six petits par année -, réputée pour faire beaucoup de dommages à son environnement, les agents l'ont abattu. Le sort est le même pour les hybrides. 

M. Nadeau assure que l'identité des propriétaires de la bête n'a pas été communiquée aux agents de la protection de la faune avant qu'ils interviennent. 

Jacques Nadeau explique que, si l'information que Piggy était un animal domestique avait été connue, d'autres options auraient été étudiées.

« Si les gens vivent une situation semblable à l'avenir, si d'autres personnes voyaient leur animal s'échapper, on leur suggère d'appeler SOS Braconnage. Les informations transmises nous permettent de regarder la situation autrement. On espère que ça ne se reproduira pas. » Cynthia Laflamme




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