Gestion des matières résiduelles: la Régie discute avec Matrec

La compagnie Matrec est en pourparlers avec la... (Alain Dion)

Agrandir

La compagnie Matrec est en pourparlers avec la RIÉDSBM pour établir un possible partenariat.

Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La Régie intermunicipale d'élimination des déchets solides de Brome-Missisquoi s'interroge sur ses activités. Dans la foulée, l'organisation paramunicipale discute de ses pratiques et activités avec la compagnie Matrec.

« On regarde plusieurs hypothèses pour s'adapter aux nouvelles réalités », a indiqué Arthur Fauteux­, maire de Cowansville. Une recherche de partenariat figure dans les discussions, soutient-il. « Tout est sur la table. » Sauf la vente de l'organisation ou de son site sur le chemin Saint-Joseph à Cowansville, assure-t-il lorsqu'on le questionne sur cette possibilité. « Il n'y a pas de craintes à avoir ; on garde la Régie. »

M. Fauteux a refusé de dévoiler le nom de l'entreprise au coeur des discussions avec la RIÉDSBM.

Les livres financiers de la RIÉDSBM ont été ouverts aux dirigeants de la multinationale spécialisée dans l'industrie de l'élimination des déchets. Les administrateurs de l'organisation, qui appartient aux municipalités de Bedford, Cowansville, Dunham­ et Farnham, ont signé des ententes de confidentialité dans ce dossier.

La Voix de l'Est a consulté le Registre des lobbyistes. Les Services Matrec ont deux mandats en cours dans la région, dont un concernant la RIÉDSBM. Il a été ouvert le 22 novembre 2016 et est valide pour une année.

Dans la description du mandat autorisé par le commissaire au lobbyisme, Daniel Boulianne, le lobbyiste de Matrec, explique que « les démarches ont pour but d'analyser, comparer et évaluer les processus internes utilisés » à la Régie « en vue d'identifier les meilleures pratiques de l'industrie ».

« L'analyse vise à comparer divers éléments au niveau de la gestion organisationnelle, notamment en matière de contrôle de qualité sur l'enfouissement des matières résiduelles, méthode d'évaluation de la performance des ressources humaines, programme d'amélioration continue de l'organisation, politique d'entretien des immobilisations, etc. », peut-on lire dans le document sur le site internet du Registre des lobbyistes.

Par ces recherches, Matrec veut « comparer ces éléments (...) en vue d'identifier les meilleures pratiques » et « intégrer/adapter­ ces pratiques à l'interne, si possible. »

Le deuxième mandat de lobbyiste en cours de Matrec vise la MRC de la Haute-Yamaska. Il a été inscrit le 31 janvier 2013 et doit prendre fin le 31 décembre 2017. Il est question « d'obtenir une résolution afin d'augmenter la capacité d'accueil annuelle au lieu d'enfouissement technique de Roland Thibault. Cette résolution nous permettrait de soumissionner sur certains appels d'offres publiques », est-il écrit.

Rappelons que Matrec est propriétaire du site d'enfouissement Roland Thibault à Sainte-Cécile-de-Milton. La municipalité se trouve sur le territoire de la MRC de la Haute-Yamaska.

M. Boulianne n'a pas rappelé La Voix de l'Est lundi.

Changement de raison sociale

La RIÉDSBM procédera à un changement de sa charte et de sa raison sociale mardi. L'élément apparaît à l'ordre du jour d'une assemblée ordinaire du conseil d'administration. Le but est de mieux refléter la nouvelle vocation du site, où les matières organiques des 21 municipalités de la MRC seront traitées pour être transformées en compost, a dit M. Fauteux. « Il faut avoir une nouvelle appellation plus vertueuse de ce qu'on fait », a-t-il indiqué.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer