Pas de nouveau mandat pour Pauline Quinlan

C'est aux côtés de son mari, Patrick, dans... (Alain Dion)

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C'est aux côtés de son mari, Patrick, dans sa coquette demeure, que la mairesse de Bromont Pauline Quinlan a annoncé qu'elle ne briguera pas de nouveau mandat en novembre prochain.

Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Dans un moment empreint d'émotion, Pauline Quinlan a annoncé, mercredi, qu'elle bouclera à la fin de son mandat près de 20 ans de carrière politique à la tête de Bromont.

C'est aux côtés de son mari, qui célébrait ses 75 ans le jour même, qu'elle a symbolisé son retrait de la vie politique pour se dévouer davantage à sa famille. « Après plus de 50 ans de vie professionnelle et publique, le temps est venu pour moi de me consacrer à mon mari, à nos quatre enfants et leurs conjoints et à nos 10 petits-enfants, a-t-elle lancé en point de presse, des trémolos dans la voix. Plusieurs projets personnels ont été mis en veilleuse et nous voulons, mon mari et moi, nous consacrer à leur réalisation. »

C'est sous le thème « Ensemble, agissons pour Bromont » que Pauline Quinlan avait remporté sa première campagne à la mairie en 1998. Son mandat a été reconduit sans interruption en 2002, 2005, 2009 puis en 2013. Bien que la passion pour la sphère politique soit toujours au rendez-vous, l'élue qui célébrera ses 72 ans en mai avait amorcé une remise en question il y a quelques mois déjà. Elle a finalement décidé de tirer sa révérence avec le sentiment du devoir accompli. 

« Lorsque je regarde le chemin accompli, je constate avec plaisir que j'ai atteint la presque totalité des objectifs que je m'étais fixés. Mon engagement était de travailler en équipe avec ouverture aux idées des autres et en harmonie, a dit celle qui a fait carrière durant 34 ans en éducation. L'accent était mis sur une administration proche des gens et à l'écoute. Sur la réduction des charges fiscales. Sur une présence forte sur la scène régionale et l'engagement de développer harmonieusement les quartiers en offrant aux familles, jeunes et aînés, un milieu de vie sécuritaire et dynamique. »

Points saillants

En près de deux décennies d'engagement politique, celle qui est native et résidente de Bromont depuis 1968 a vu de nombreux points saillants jalonner l'histoire de la localité. Certains ont particulièrement retenu son attention. 

« Depuis 1998, la population a doublé. La richesse foncière est passée de quelques centaines de millions à deux milliards. Nous sommes une ville branchée, leader au sein de la MRC Brome-­Missisquoi. Une ville qui a conservé son corps de police. Une ville qui s'est dotée d'un plan de développement durable. »

Outre son engagement comme mairesse, Pauline Quinlan a su démontrer son attitude de meneuse en s'impliquant au sein de nombreux comités et organisations paramunicipales. Elle siège notamment au conseil d'administration de la Fédération canadienne des municipalités, puis au comité national sur la sécurité ferroviaire, dont elle assume la coprésidence. 

En ce qui concerne la localité, Mme Quinlan préside entre autres le conseil d'administration de la Société de développement économique de Bromont (SODEB) et celui du CLD Brome-Missisquoi.

Legs

Plusieurs projets nés sous sa gouverne ont contribué au fil des ans à l'essor de Bromont. Alors qu'elle aborde la dernière ligne droite d'une brillante carrière publique, l'élue considère avoir laissé un legs important à sa communauté. 

« Je crois qu'on laisse une ville en ordre. Bromont a un plan d'urbanisme qui vient de vivre une refonte avec toute une approche nouvelle basée sur le zonage au niveau des paysages. On lègue un environnement soigné et bien protégé. [...] Une situation financière avantageuse et une réputation. Lorsqu'on voyage à travers le Canada, les gens connaissent Bromont. »

Parmi ses projets de retraite, outre le fait de passer du temps de qualité avec ses proches, Pauline Quinlan compte principalement voyager avec son mari. Et pas question pour elle de « jouer les belles-mères » avec un nouveau conseil, assure-t-elle.

« Je ne serai pas une gérante d'estrade. J'ai fait beaucoup, j'ai donné, mais je suis convaincue qu'il faut être capable de tirer sa révérence en faisant confiance aux gens qui vont poursuivre. »

La mairesse souhaite par ailleurs que les candidats à sa succession se manifestent en grand nombre. « Pour les candidates et candidats sans expérience politique qui hésiteraient à se présenter à la mairie, je veux les rassurer. Une vision du développement de la ville, des capacités de rassembler et beaucoup d'énergie, voilà ce qui m'a permis d'être élue en 1998 et réélue à chaque élection depuis. »




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