Parfum d'élection à Granby

Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, a... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, a dénoncé lors de la séance du conseil les modifications apportées au calcul de l'allocation de transition du maire, Pascal Bonin.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Petit avant-goût de la campagne électorale à Granby à la séance du conseil, lundi. Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, a dénoncé les modifications apportées à l'allocation de transition du maire, Pascal Bonin, afin d'y inclure sa rémunération à la MRC de la Haute-Yamaska.

« Je suis un peu surpris que vous acceptiez une telle hausse de prime. Actuellement, la prime de transition à laquelle vous auriez droit est de 86 000 $. Avec la modification du calcul, on bonifie cette prime-là de 53 000 $. Pour moi, 53 000 $, c'est un montant excessivement important. Je crois qu'il y a une grande partie des gens de Granby qui n'ont pas ce revenu annuel », a déclaré M. Bélanger­ lors de la période de questions. 

Une intervention qui a « surpris » le maire Bonin. Celui-ci a souligné qu'Yves Bélanger a été conseiller municipal à deux reprises par le passé. « Vous savez que ce sont les 10 conseillers qui décident, pas le maire », a lancé Pascal Bonin. 

Le maire Bonin a, dans la foulée, affirmé qu'Yves Bélanger a lui-même profité d'allocations de départ et de transition au terme de ses mandats. Mais l'aspirant maire a précisé n'avoir touché aucune allocation de départ ou de transition en 1997, tandis qu'il a eu droit à une allocation de départ de 2400 $ en 2009. Les allocations de transition n'étaient pas incluses dans la rémunération des élus à l'époque. Elles le sont depuis 2010. 

« Mon souhait, c'est que vous repensiez cette décision en fonction du niveau de revenus des citoyens », a renchéri Yves Bélanger, s'adressant cette fois-ci aux conseillers municipaux. 

Un débat avant l'heure

« Vous semblez vouloir commencer la campagne (électorale), M. Bélanger, a réagi Pascal Bonin. Je trouve que vous êtes mal placé. Quand c'était vous qui receviez une prime de départ, c'était correct. Et quand c'est les autres, ce n'est pas correct. »

Le maire Bonin, qui briguera un autre mandat lors des élections municipales en novembre, a affirmé que l'allocation de transition permet aux élus qui quittent la politique au terme de leur mandat ou sont défaits aux élections de composer avec une pression financière moins grande avant de trouver un autre emploi.

« Vous êtes en train de dire que les jeunes et les gens qui quittent (leur emploi) pour faire de la politique, vous n'êtes pas d'accord avec ça. Dans le fond, on a deux choix : ça prend des retraités qui viennent un peu s'amuser ici à la mairie ou des gens riches », a laissé tomber Pascal Bonin. 

« On ne fera pas de cette tribune un débat électoral. Mais quoi qu'il arrive le 5 novembre, vous allez être gagnant ! », a lancé Yves Bélanger à son adversaire politique.

Outre celui-ci, des citoyens ont aussi remis en question les modifications apportées aux modalités de l'allocation de transition du maire, afin d'inclure dans le calcul la rémunération qu'il touche à la MRC de la Haute-Yamaska à titre de préfet. 

Au lendemain de cet épisode à saveur électorale, Pascal Bonin a voulu lancer un message à Yves Bélanger. « La mairie pour moi en ce moment, contrairement à lui qui veut aller s'amuser en fin de carrière, c'est ce qui amène du pain et du beurre sur ma table. S'il veut ma place, je ne la lui donnerai pas. Il va falloir qu'il vienne la chercher. Et Dieu seul sait que je vais travailler fort pour la garder ! », a-t-il déclaré.

Le maire Bonin se défend

Aucun élu de Granby ne s'est opposé à l'adoption du règlement modifiant le calcul de l'allocation de transition du maire. Le maire Bonin a, dans la foulée, défendu son bilan et sa décision de ne pas s'opposer à ce changement, qui permet d'inclure sa rémunération de la MRC dans l'équation. 

« On ne peut pas plaire à tous. Mais sachez que quand je suis ici, à la mairie, je donne tout ce que j'ai dans le ventre. Je n'ai pas un tempérament facile, je l'avoue. Avec les citoyens, je ne me laisse pas attaquer. J'ai gardé ma paire de jeans. Des fois, j'ai un caractère bouillant. Mais c'est le même caractère qui vous défend dans les dossiers importants. Je ne suis pas gêné de prendre cette prime-là », a-t-il déclaré. 

Mardi, Pascal Bonin a encore répété à La Voix de l'Est qu'il s'agit pour l'heure d'une allocation « théorique », car dès qu'il n'occupera plus la préfecture de la MRC, le montant de l'allocation de transition à laquelle il aura droit en quittant ses fonctions de maire diminuera. Et il a déjà annoncé qu'il n'a pas l'intention de briguer un nouveau mandat à titre de préfet, s'il est réélu à la mairie en novembre.




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