Lac Champlain: Paradis va mener une offensive politique

Des alliances politiques doivent être créées avec des... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Des alliances politiques doivent être créées avec des élus américains pour poursuivre les efforts de dépollution des grands lacs, nommément le lac Champlain, estime le député fédéral de Brome-Missisquoi Denis Paradis.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Bedford) Le Canada doit trouver des alliés politiques aux États-Unis pour s'assurer que la protection des lacs transfrontaliers, dont le lac Champlain, demeure une priorité, soutient Denis Paradis. Le député de Brome-Missisquoi entend rallier à sa cause les deux sénateurs du Vermont, le démocrate Patrick Leahy et l'indépendant Bernie Sanders.

« On partage cette richesse qu'est le lac Champlain. Comment peut-on faire en sorte de bien s'en occuper et de ne pas perdre toutes ces années d'efforts pour le dépolluer ? Il faut qu'on travaille avec nos voisins pour y arriver », explique-t-il.

M. Paradis sera à Burlington jeudi pour rencontrer les chefs de cabinet de MM. Leahy et Sanders. Il s'entretiendra également durant la journée avec le maire de Burlington, Miro Weinberger. En après-midi, il discutera avec les dirigeants du Lake Champlain Bassin Program (LCBP).

Ces rencontres ont été planifiées pour préparer les deux côtés de la frontière aux compressions budgétaires des agences fédérales américaines responsables des lacs transfrontaliers. Les contrecoups du projet budgétaire du président Trump, s'il est adopté sans changement, seront majeurs pour le lac Champlain, croit M. Paradis.

Le LCBP, responsable de la coordination de plusieurs études et projets relatifs à la qualité de l'eau du lac, pourrait perdre les 5,5 millions de dollars américains qui lui sont versés annuellement par les autorités fédérales. « On est encore sous le choc de ces annonces. C'est sûr que les impacts seraient importants. Ils ont de plus gros budgets que nous pour le lac Champlain », signale M. Paradis.

Le député a officiellement demandé que des rencontres soient organisées avec les deux sénateurs dans le District de Columbia à Washington. M. Paradis y sera en mai.

Le comité spécial créé par les maires québécois riverains du lac Champlain a relancé cette semaine ses activités. Une rencontre s'est déroulée lundi entre M. Paradis et les maires Jacques Landry de Venise-en-Québec et Renée Rouleau de Clarenceville. « On a redémarré ça. On a eu une bonne rencontre. Je suis contente et optimiste », a dit cette dernière.

La dernière fois que les maires du comité se sont rencontrés remonte avant les Fêtes. « Notre comité s'appelle Action lac Champlain, mais il n'y a pas eu trop d'action. Avec ce qui se passe aux États-Unis, on est mieux de se réveiller », a affirmé le maire de Bedford, Yves Lévesque.

« On a tellement de batailles à mener comme municipalité. Mais on travaille pour notre lac. Petit train va loin », illustre Mme Rouleau.

Le départ en janvier de Stéphane Dion du ministère des Affaires étrangères a ralenti le comité, a noté M. Lévesque. M. Dion était le patron canadien de la Commission mixte internationale. L'organisation, qui regroupe des représentants canadiens et américains, s'occupe des questions touchant les lacs transfrontaliers. La stratégie du comité consistait à convaincre M. Dion de faire du problème des algues bleues dans le lac Champlain une priorité de la commission.

Bien qu'aucune démarche n'ait été entreprise, les maires prévoient toujours tester des solutions pour s'attaquer aux algues bleues dans la baie Missisquoi, assure M. Lévesque. Deux techniques doivent être mises à l'essai cette année : une qui émet des ondes, l'autre qui libère des enzymes, des micromolécules qui neutralisent des cellules de phosphore dans l'eau.

Ces deux techniques ont été retenues par les maires au terme de présentations l'automne dernier d'entreprises spécialisées dans le domaine.

Des certificats d'autorisation devront être déposés au ministère de l'Environnement pour procéder à de tels tests. Les démarches n'ont pas encore été lancées, a-t-il dit.




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