La Fête du chocolat de Bromont fait relâche cette année

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La mouture 2017 de la Fête du chocolat a été annulée, principalement en raison du manque de commanditaires et de la baisse d'achalandage au cours des dernières années.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Bromont ne vibrera pas cette année au rythme de la Fête du chocolat, plombée notamment par un sous-financement et un achalandage en baisse. Un nouveau modèle d'affaires devra être concocté pour être en mesure de relancer l'événement pour 2018, a indiqué son fondateur, Michel Bilodeau.

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Michel Bilodeau veut revoir son modèle d'affaires et ramener l'événement en 2018.

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Présenter une version édul-corée de la Fête du chocolat en 2017 n'était pas une option pour le maître d'oeuvre de l'initiative gourmande. «Ce n'est pas de gaieté de coeur que l'on prend une pause pour 2017. Mais ça devenait incontournable étant donné la conjoncture des dernières années. Si je ne me retirais pas temporairement, je me dirigeais droit dans le mur. Par définition, une fête doit demeurer festive et je ne crois pas que l'on avait les atouts pour ça cette année», a confié celui qui a lancé l'événement il y a 16 ans.

Le promoteur avait déjà sonné l'alarme en février 2016. En entrevue exclusive à La Voix de l'Est, M. Bilodeau avait alors appelé à une plus grande cohésion des commanditaires, commerçants locaux et gouvernements afin d'assurer «la survie de tout un pan de l'économie d'ici». 

«Les gens qui font des événements en région, on est tous sur la corde raide, avait-il clamé. C'est quasiment l'hécatombe à la grandeur du Québec. On ne peut pas rester les bras croisés en attendant que tout s'écroule.»

Or, «l'électrochoc» que voulait provoquer M. Bilodeau en faisant une sortie publique ne semble pas avoir porté ses fruits. En 2015, la fête avait été orchestrée malgré un budget amputé de 35 % comparativement à l'année précédente. Dame nature s'était également mise de la partie en 2016, au grand dam de l'organisateur. La chaleur caniculaire et la pluie avaient entre autres nui à l'événement, qui avait attiré 30 000 visiteurs, soit 20 000 en deçà de l'objectif pour toute la durée des festivités réparties sur deux week-ends. L'érosion s'est poursuivie. 

«En faisant le calcul, je partais avec 17 000 $ en moins que l'an dernier pour boucler mon budget, a indiqué le Bromontois. Ça devenait impossible de faire une fête de qualité. Le principe, ce n'était pas de revenir à tout prix. J'ai quand même une certaine fierté. J'aime faire les choses en beauté.»

Un «grand coup de barre»

Michel Bilodeau est catégorique : la Fête du chocolat est là pour rester. Selon son fondateur, depuis le lancement de la première mouture en 2001, l'événement a attiré près d'un demi-million de personnes, engendrant des retombées de l'ordre de 24 millions de dollars. 

Il est toutefois temps de repenser la formule. Quelques pistes de solutions ont déjà émergé en ce sens. «J'ai la chance de travailler avec un produit que les gens aiment. Il n'est pas exclu que je crée des choses pour les vendre en ligne. Ça me permettrait de générer des revenus à l'intérieur du cadre de la Fête du chocolat», a dit le grand manitou. L'exportation de l'événement dans d'autres régions est aussi envisagée. M. Bilodeau se donne quelques mois pour revisiter le concept et arriver avec des idées neuves. «Il ne faut pas attendre trop longtemps avant de donner signe de vie, a imagé le promoteur. Sinon, la fête va tomber dans l'oubli et la pente serait trop difficile à remonter.»

Selon le Bromontois, un «grand coup de barre» s'impose pour assurer la viabilité des événements en dehors des grands centres urbains au Québec à moyen et long terme. Pour ce faire, la création d'associations est incontournable, croit-il. 

«Les grandes villes ont déjà des regroupements d'événements. Alors, pourquoi ne pas s'en inspirer en région? On ne peut plus continuer à travailler chacun dans notre coin. Ça nous donnerait un levier pour influencer les paliers de gouvernements et recruter de plus gros commanditaires.»




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