Une aventure au pays de Mao

Jean-Thomas Boily, président d'Endurance Aventure et Nicolas Legault,... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Jean-Thomas Boily, président d'Endurance Aventure et Nicolas Legault, directeur général du CNCB, s'envoleront le 28 mars pour orchestrer une compétition nationale en Chine.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Orchestrer un événement sportif est en soi un défi de taille. Ajoutez à cela que vous deviez surmonter d'importantes barrières logistiques, linguistiques et culturelles, et vous obtiendrez un amalgame désarmant pour bien des organisateurs. C'est pourtant ce qui attend Nicolas Legault du CNCB et Jean-Thomas Boily d'Endurance Aventure. Les deux acolytes s'envoleront pour la Chine, le 28 mars, où ils mettront sur pied une compétition d'envergure nationale.

Une blague. C'est la première chose à laquelle a pensé Jean-Thomas Boily lorsqu'il a été approché, il y a un an et demi, par une ambitieuse organisation chinoise. « En voyant un courriel en provenance de Shanghai, j'ai tout de suite cru que quelqu'un du bureau me faisait un coup. C'était presque trop beau pour être vrai ! » a confié en entrevue le spécialiste du monde événementiel. « Ça a tellement piqué ma curiosité que j'ai décidé d'appeler. La personne [qui a répondu] m'a dit qu'elle avait besoin de mon expertise pour une grande compétition sportive. Je venais de me lancer dans toute une aventure. »

Après quelques séjours dans l'Empire du Milieu, le propriétaire de l'entreprise de Magog a pris la mesure de la tâche colossale à accomplir. « En Chine, ils ne font rien à moitié. Ils ont ouvert une immense vallée. Il y a à peine six ans, c'était la jungle. Maintenant, il y a une route et une piste cyclable de 150 kilomètres sur piliers de béton au-dessus d'une rivière. Ils veulent mettre la piste en valeur et ils comptent sur nous pour y arriver. Le défi, c'est qu'on devra monter un circuit multisports semi-urbain plutôt que de faire un parcours qui se déroule principalement en forêt. »

Ainsi, entre 300 à 500 compétiteurs convergeront vers Guizhou, une province du sud de la Chine, afin de participer à une série d'épreuves les 3 et 4 avril. Au menu : course à pied, kayak, escalade et vélo. 

Retombées

Dès qu'il a été question de trouver quelqu'un pour l'aider à relever le défi d'une telle organisation, Jean-Thomas Boily a d'instinct fait appel à son complice des huit dernières années, Nicolas Legault. Une offre que le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) a acceptée volontiers. « Avec les années, j'ai appris à faire confiance [à Endurance Aventure]. Je sais que ce sera complètement fou, mais j'ai embarqué sans hésiter [...] C'est une aventure unique qui ne passe qu'une fois dans une vie. »

Par ailleurs, l'événement sportif à grand déploiement sera diffusé à la télévision nationale, ce qui en soi est une « belle carte de visite », a indiqué M. Boily.

Le tandem estrien croit également que sa participation engendrera de « belles retombées » au sein de leur ville respective, et même au plan régional. « Les Chinois sont très intéressés de découvrir de nouveaux endroits pour faire des épreuves sportives. C'est évident qu'il y a tout un volet touristique dans notre mission. On s'attend à ce que plusieurs viennent chez nous après notre passage là-bas », a mentionné le président d'Endurance Aventure.

« Et quand tu parcours des milliers de kilomètres pour venir au Québec, tu veux que le voyage en vaille la peine. Alors, ce sont tous les attraits de la région qui seront gagnants », a renchéri son complice. 

Choc culturel

Dès qu'ils mettront le pied au pays de Mao, Nicolas Legault et Jean-Thomas Boily n'auront pas une minute à perdre pour boucler ce vaste projet de longue haleine. À titre d'exemple, les organisateurs comptent avoir près de 1000 vélos à la disposition des compétiteurs, a mentionné le grand manitou dans cette sphère.

C'est toutefois avec une bonne dose de confiance et d'enthousiasme que le duo aborde ce périple. « On est conscients qu'il y a beaucoup de travail. Ce ne sera pas des vacances, loin de là. Mais on a l'habitude de faire des événements internationaux pour des productions télé. Et Nicolas est très polyvalent en plus d'être un spécialiste du vélo. C'est un gars de plein air qui n'a pas peur d'aller dans le bois », a lancé en riant M. Boily.

D'ailleurs, le duo ne sera pas seul à plonger dans cette aventure ; les deux hommes feront partie d'un contingent composé de onze Canadiens et de quatre Français.

Malgré ses nombreux voyages en Chine pour rencontrer les organisateurs, le président d'Endurance Aventure s'attend à devoir surmonter au quotidien des obstacles de taille, notamment la barrière de la langue. « On a beau se préparer du mieux qu'on peut, on sait qu'on va vivre un choc culturel. On aura un interprète pour les deux jours de compétitions, mais pour le reste, on devra se débrouiller, a-t-il fait valoir. Et là-bas, personne ne parle anglais et encore moins français. Mais ça fait partie de la beauté du défi. » Une vision que partage son complice. « Tu ne peux pas avoir plus dépaysant que ça comme voyage, a-t-il dit. Par chance, la température est semblable à Vancouver à cette période de l'année. C'est plutôt tempéré en général. Mais c'est évident qu'on va sortir de notre zone de confort. Et c'est tant mieux. »




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