Budget Morneau: le GASP satisfait

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Le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le maintien des subventions pour la Stratégie des partenariats de lutte à l'itinérance (SPLI) dans le deuxième budget du gouvernement Trudeau réjouit le Groupe actions solutions pauvreté (GASP). L'organisme s'est d'ailleurs dit satisfait des grandes lignes du budget qui sera adopté dans les prochaines semaines.

« C'est une très bonne nouvelle pour nous, affirme le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens. De notre côté, on a rouvert 10 lits [à la maison d'hébergement pour personnes en difficulté] Le Passant. On n'avait pas de garantie de pouvoir garder ces lits ouverts après mars 2018. On vient de repousser l'échéance à 2024, c'est une bonne nouvelle parce que ça sécurise ces places-là, qui sont une priorité sur le comité itinérance. »

Les orientations pour cette aide gouvernementale restent toutefois encore à définir puisque le gouvernement souhaiterait revoir cette stratégie. « Il y a toujours une petite crainte parce qu'on parle de redéfinir les orientations, mais on reste flou », souligne M. Luppens.

Le GASP avait de plus signifié son souhait que le gouvernement combatte l'évasion fiscale afin de renflouer les coffres du gouvernement et éventuellement réduire la charge fiscale pour les moins nantis. 

« On est quand même content que l'enveloppe soit majorée de 17% sur cinq ans au niveau du budget de Revenu Canada pour lutter contre l'évasion fiscale. C'est un pas dans la bonne direction, mais il y a encore un flou. On ne sait pas si on va lutter contre les paradis fiscaux ou si on va aussi lutter contre l'évasion fiscale des grandes entreprises et des plus riches. Les cibles ne sont pas très claires. Aussi, le gouvernement aurait pu aller un peu plus loin dans la lutte aux inégalités sociales en imposant davantage les grandes entreprises et les plus riches. Mais c'est quand même un pas dans la bonne direction. »

Quant aux logements abordables, « c'est un budget qui reconduit l'engagement de l'année dernière, mais ce n'est pas nécessairement des logements sociaux. On sait qu'à Granby on a une pénurie. »

Soulignons qu'un logement abordable est loué entre 5 et 10% en deçà du loyer médian, tandis qu'un logement social est calculé selon le revenu de l'occupant.

D'ailleurs, le projet appuyé par la Ville de Granby pour la construction de 96 logements sociaux avait essuyé un refus par Québec. M. Luppens espère qu'avec la nouvelle enveloppe du fédéral, la Société d'habitation du Québec accepte cette année de subventionner l'important projet qui viendrait combler une partie des besoins à ce niveau.




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