Pascal Privé devra verser 728 000$ à sa victime

Pascal Privé doit verser 728 440 $ à... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Pascal Privé doit verser 728 440 $ à l'homme qu'il a frappé par-derrière dans un parc du Canton de Potton, en 2010.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Stukely-Sud) Que Pascal Privé n'ait pas assisté à son propre procès n'a pas empêché le tribunal de le condamner à dédommager sa victime, au contraire.

Le demandeur, Lucien Roy, a subi de nombreuses... (archives La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Le demandeur, Lucien Roy, a subi de nombreuses séquelles causées par l'attaque, et a dû quitter son emploi.

archives La Voix de l'Est

L'amateur d'arts martiaux mixtes et trafiquant de drogue allégué doit verser 728 440 $ à un ex-patrouilleur bénévole du Canton de Potton qu'il avait frappé d'un coup de poing à la tête, en juillet 2010, a statué le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure.

De nombreuses séquelles physiques et psychologiques en ont résulté pour la victime, Lucien Roy, qui demandait 1 369 855 $. L'homme de 51 ans a souffert d'une double perforation du tympan, d'un traumatisme craniocérébral et de stress post-traumatique. Son emploi d'enseignant de mathématiques au cégep de Sherbrooke n'est plus qu'un souvenir, car ses capacités de concentration, de mémoire et d'audition ont été considérablement diminuées.

Il souffre aussi de dépression et peine à joindre les deux bouts. « J'ai tout le temps peur que quelqu'un m'attaque », avait-il déclaré au procès tenu en janvier à Cowansville. Il n'a pas rappelé La Voix de l'Est, mercredi.

« N'eût été l'acte fautif du défendeur (M. Privé), le demandeur (M. Roy) n'aurait pas subi le préjudice allégué et aurait pu, en toute probabilité, poursuivre sa carrière comme enseignant en mathématiques au cégep jusqu'à sa retraite », écrit le juge Villeneuve.

Feuille de route

Pour établir l'indemnité, le tribunal a donc calculé le salaire, la retraite et les intérêts dont n'a pu bénéficier M. Roy depuis l'attaque, en plus de frais encourus. Il a cependant refusé d'imposer des dommages punitifs à Pascal Privé puisque l'homme de 40 ans a déjà été condamné pour son geste au criminel, en 2014. Le citoyen de Stukely-Sud, qui possédait déjà une feuille de route criminelle bien garnie, avait écopé de 90 jours de prison.

M. Privé est aussi en attente de procès pour sa participation alléguée à un réseau de trafic de drogue dans la région de Granby démantelé en 2016 grâce à l'opération Muraille. Selon les informations obtenues par La Voix de l'Est, il ne se serait pas présenté à son procès civil à Cowansville parce qu'il s'attendrait à aller bientôt en prison et espérerait éviter d'avoir à payer le dédommagement imposé. Il s'affairerait aussi à liquider ses actifs et à faire faillite.

À cela, le juge Claude Villeneuve rappelle dans sa décision qu'en vertu de la Loi sur la faillite, M. Privé « ne sera jamais libéré de sa dette envers le demandeur » même s'il fait cession de ses biens, étant donné qu'il s'agit d'une indemnité accordée en justice et pour des lésions corporelles.

Lucien Roy était allé avertir un groupe de randonneurs en VTT, dont faisait partie M. Privé, qu'ils n'avaient pas le droit de circuler ainsi dans la réserve écologique des montagnes Vertes. C'est à ce moment qu'il a été attaqué par-derrière. Il a perdu momentanément la carte, mais a pu se relever pour trouver refuge chez lui.

Détail du dédommagement

• 255 373 $ en pertes salariales

• 281 816 $ en pertes salariales futures

• 100 000 $ en perte de rendement futur sur fonds de retraite

• 90 000 $ pour préjudice moral

• 1250 $ pour frais médicaux encourus

(intérêts inclus)




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer