Guylaine Tremblay incarne Nana: «un rôle plus grand que nature»

Guylaine Tremblay et Henri Chassé dans la pièce... (Bernard Préfontaine)

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Guylaine Tremblay et Henri Chassé dans la pièce Encore une fois si vous permettez.

Bernard Préfontaine

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) « Les acteurs passent, mais les rôles restent. »  C'est avec en tête cette phrase de Michel Dumont que Guylaine Tremblay s'est glissée dans la peau de Nana, la mère de Michel Tremblay, personnage phare que le dramaturge a fait renaître dans sa pièce Encore une fois si vous permettez.

Quand on lui a offert le rôle, il y a plus d'un an, cette grande admiratrice de Michel Tremblay est restée « très surprise, contente et en même temps un peu craintive et stressée » , raconte-t-elle.

« D'abord parce que le rôle avait brillamment été interprété premièrement par Rita Lafontaine, en 1998, puis par Louison Danis, et ce sont deux formidables actrices que j'adore, explique-t-elle. Je me disais que j'avais de gros souliers à chausser. » 

« Puis parce que Nana, c'est un rôle plus grand que nature. C'est la mère de Michel Tremblay, et la mère de tous, dans toutes ses couleurs » , dit la comédienne. C'est aussi la femme qui a le plus inspiré l'oeuvre du dramaturge québécois, celle à qui il rend hommage et qu'il a ramenée à la vie 20 ans après son décès tellement elle lui manquait.

Encore une fois si vous permettez est campée à l'époque d'un Québec pas si lointain, un Québec des années 50 encore écrasé sous le poids de la religion, de ce qu'en diront les voisins et de trop nombreux non-dits, où la femme n'était maître que dans sa cuisine, son foyer. C'est là que Nana partage avec son fils, interprété par Henri Chassé, cinq tableaux qui se déroulent sur 10 ans, dans une mise en scène de Michel Poirier.

Le théâtre, c'est unique

Mettant ses craintes de côté, Guylaine Tremblay a néanmoins accepté de relever le défi. « J'avais envie de retourner au théâtre, après quatre ans sans être montée sur les planches », dit-elle. La dernière fois, c'était dans une autre pièce de Michel Tremblay, Les Belles-soeurs écrite 30 ans avant Encore une fois si vous permettez.

« Le théâtre, il n'y a pas grand-chose qui remplace ça, estime la comédienne qui a une carrière assez prolifique au petit et au grand écran. Contrairement à la télévision ou au cinéma, ce sont souvent de nouvelles lectures de pièces déjà jouées, de personnages déjà interprétés par d'autres comédiens avant. Il faut juste trouver la couleur du nouveau metteur en scène. » 

« Et il n'y a pas de deuxième prise, enchaîne-t-elle. C'est là, en temps réel, devant des centaines de personnes qui respirent le même air que toi et qui ont la capacité de rire ou de s'émouvoir avec toi, avec ton personnage. C'est assez unique. »

Envie d'y aller ?

Quand : ce mercredi 22 mars à 20 h

Où : au Palace de Granby

Billetterie : www.ovation.qc.ca




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