Trafic de drogue: les frères Beaulieu plaident coupables

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Une perquisition avait eu lieu en 2014 dans une résidence louée par Pascal et Patric Beaulieu, à Brigham.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après avoir échoué à faire invalider la perquisition de drogue dont ils ont fait l'objet, les frères Pascal et Patric Beaulieu ont reconnu leurs torts devant le tribunal, lundi.

Tous deux ont plaidé coupables aux accusations de possession de cocaïne et de méthamphétamines dans le but d'en faire le trafic qui pesaient contre eux depuis leur arrestation, le 24 juillet 2014. Ce jour-là, une descente policière effectuée dans une maison louée du chemin Magenta, à Brigham, avait permis de saisir 25 sacs d'un demi-gramme de cocaïne ainsi que 1250 comprimés de drogue de synthèse.

Les frères Beaulieu, de Cowansville, avaient commencé à emménager à cette adresse la veille parce qu'ils sentaient leur vie menacée. Un de leurs vendeurs s'était fait tabasser et avait été laissé pour mort sur une piste cyclable quelques semaines plus tôt (il est décédé des suites de ses blessures). L'attaque serait liée au contrôle de la vente de drogue.

Patric Beaulieu avait ensuite reçu la visite d'hommes armés et cagoulés chez lui. Très costaud à l'époque, il s'était débattu et avait réussi à faire fuir ses assaillants. «S'ils avaient réussi à le sortir, on aurait eu un autre dossier de meurtre», a indiqué à la cour l'enquêteur Stéphane Lacasse, de l'Escouade régionale mixte.

«À la suite de l'invasion de domicile, ils ont compris que c'était mieux pour eux de se retirer», a-t-il ajouté. Selon M. Lacasse, le duo avait des liens avec les motards et ces liens s'étaient effrités. Ils avaient été qualifiés de «sujets d'intérêt» lorsque l'enquête policière baptisée opération Muraille avait débuté, en 2013, mais il est apparu que leur participation était «nulle» dans ce dossier qui a culminé par l'arrestation de 47 personnes, en juin dernier.

Recyclés

MM. Beaulieu se sont aujourd'hui «recyclés dans le domaine plus normal de travailleurs de la construction», a précisé leur avocat, Me Jocelyn Grenon, qui avait contesté la validité de la perquisition effectuée chemin Magenta. 

Il avait plaidé que les policiers ne détenaient pas d'informations suffisantes pour obtenir un mandat de perquisition à cet endroit. Cet argument a été rejeté en décembre par le juge au dossier, Serge Champoux. Patric Beaulieu a aussi plaidé coupable à une accusation de possession de marijuana. La drogue n'aurait servi qu'à sa propre consommation.

Le juge Champoux a exigé la confection d'un rapport avant-sentence afin de cerner le profil des accusés avant leur retour en cour, en juin. Il a aussi ordonné la destruction des drogues saisies. Pascal et Patric Beaulieu avaient tous deux des antécédents judiciaires, mais pas en matière de drogue.




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