La Petite Marmite ferme après 39 ans

Après 39 ans d'existence, La Petite Marmite ferme... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Après 39 ans d'existence, La Petite Marmite ferme ses portes le samedi 8 avril. Joanne Perreault et Erwin Boegli jonglent avec un mélange d'émotions.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Granby) L'heure d'éteindre les fourneaux a sonné pour le chef Erwin Boegli : après 39 ans d'existence à Granby, le restaurant La Petite Marmite fermera le 8 avril prochain.

Ennuyé par des genoux douloureux, M. Boegli subira une chirurgie au mois de mai. « Ils sont complètement finis mes genoux, j'ai de la misère à marcher », déplore le chef de 63 ans, tout de même serein avec la décision de tourner la page.

« C'était une douleur constante. Je vais me faire opérer les deux genoux du même coup, donc ça va demander une convalescence », poursuit Erwin Boegli.

L'homme jongle avec un mélange d'émotions avec la fermeture prochaine. « Je suis quand même excité d'arriver à la fin. On aura fait un bon bout de chemin, après 39 ans. Mais en même temps, ça fait un pincement : c'est mon bébé. »

De la rue Évangéline aux Halles de Granby jusqu'à la rue Drummond­, où il est établi depuis 25 ans, il se rappelle avec précision le parcours de La Petite Marmite­, qui emploie 9 personnes. « Chaque ouverture reste un moment marquant pour moi, affirme celui qui a commencé dans le métier à l'âge de 24 ans. Au début, c'était plus dur se faire une place dans le coeur des gens. »

Des personnalités connues ? Bien sûr, le restaurant en a vu passer entre ses murs, au fil des années. Mais il faudra cuisiner le chef un brin pour obtenir quelques noms. « Normand Brathwaite­, Paul Martin, des joueurs de hockey... Mais on leur laissait leur intimité et ils étaient traités comme tout le monde. »

Sans qu'il le dise, on soupçonne que c'est derrière les fourneaux que l'homme évolue le plus à son aise.

« Le 4 octobre, ça aurait fait 40 ans... », laisse tomber le chef, qui aurait quand même aimé pouvoir atteindre ce chiffre symbolique. 

Avertir les clients

Selon lui, une des forces du restaurant est que la nourriture est toujours restée la même. « Quelqu'un qui venait ici à plusieurs années d'intervalle disait souvent : "Ah ! C'est pareil comme dans ma mémoire ! " Vu que le chef n'a jamais été changé, ça reste stable, souligne-t-il. Et plusieurs clients sont devenus des amis au fil du temps. »

N'essayez toutefois pas de lui soutirer sa fameuse recette de pain à l'ail, qui va demeurer un secret...

« Ici, c'était une assiette chaude et généreuse. C'est traditionnel, les gens peuvent se sentir chez eux », croit de son côté sa femme Joanne Perreault.

 Il était d'ailleurs très important pour l'équipe de La Petite Marmite­ d'avertir les clients de la fermeture prochaine. « Nous avons fait une annonce sur Facebook et dans La Voix de l'Est pour prévenir les gens qui voulaient utiliser leur chèque-cadeau. Depuis ce temps-là, le téléphone ne dérougit pas. Le restaurant est plein et les gens sont bien déçus de la situation, mais ils comprennent en même temps », affirme Erwin Boegli.

 Après avoir servi des milliers de clients, le temps est toutefois venu pour le couple de mettre la clé sous la porte.

Et les projets pour la suite ? 

« Je veux aller jouer au golf », répond tout simplement Erwin Boegli avec un sourire.




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