«Il va falloir apprendre de cet événement»

L'école Eid Air Aviation à Bromont n'accueille pas... (tirée d'internet)

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L'école Eid Air Aviation à Bromont n'accueille pas de pilotes chinois, comme c'est le cas chez Cargair.

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(Bromont) L'accident survenu vendredi impliquant deux Cessna-152 de l'école Cargair à Saint-Bruno-de-Montarville a eu des échos jusqu'à l'aéroport Roland-Désourdy, à Bromont, où se trouve l'école Eid Air Aviation.

« C'est désolant de voir ce qui est arrivé. Ça se passe dans notre ciel, donc c'est certain que ça nous touche. J'avais de mes appareils en vol à ce moment et j'étais inquiet », a laissé tomber samedi le propriétaire de l'école d'aviation, André Vadeboncoeur, lors d'un entretien téléphonique avec La Voix de l'Est

Selon M. Vadeboncoeur, un pilote d'expérience, «c'est certain que ça doit être un enchaînement de facteurs qui ont mené à l'accident. Puisque c'était une première belle journée depuis un moment pour voler, il devait y avoir beaucoup de trafic aérien. L'aéroport de Saint-Hubert est le plus achalandé au Québec en termes de petits avions. La barrière de la langue peut être un facteur [NDLR : les pilotes étaient d'origine chinoise] et l'inexpérience des pilotes peut jouer », croit-il.

Le propriétaire d'Eid Air Aviation affirme qu'il « va falloir apprendre de cet événement ». « Lorsque les conclusions vont sortir, c'est clair qu'il va falloir adapter les façons de faire pour être certains que ça ne se reproduise plus », indique M. Vadeboncoeur. 

« Ça devrait amener un resserrement ou une modification des règlements­ », ajoute-t-il.  

« Ça pourrait arriver ici »

Bien que l'avion reste un mode de transport plus sécuritaire que la voiture, André Vadeboncoeur convient Bromont n'est pas à l'abri d'un tel drame. « Oui, ça pourrait arriver ici, c'est certain. Mais il ne faut pas que les gens se mettent à avoir peur que des avions leur tombent sur la tête », estime-t-il. 

Il souligne toutefois qu'il existe une énorme différence entre l'aéroport de Saint-Hubert et celui de Bromont­. « Ici, on a un contrôleur au sol qui donne les informations disponibles et les pilotes doivent communiquer entre eux pour indiquer leur position. Là-bas, les pilotes se font "prendre par la main", si on peut dire, par le contrôleur aérien dans la tour. Ils ont un radar là-bas », précise M. Vadeboncoeur. 

L'école Eid Air Aviation à Bromont n'accueille pas de pilotes chinois, comme c'est le cas chez Cargair.




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