Santé Canada hésite à payer

«Les toxicomanes, ce n'est pas une clientèle payante... (archives La Voix de l'Est)

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«Les toxicomanes, ce n'est pas une clientèle payante politiquement», estime le directeur du centre de thérapie L'Envolée, Nicolas Bédard.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Shefford) Detwin Curleyhead­ a pu rejoindre le centre de thérapie L'Envolée, mardi, mais Santé Canada hésite toujours à acquitter les frais de son séjour.

« Les toxicomanes, ce n'est pas une clientèle payante politiquement, estime le directeur du centre, Nicolas Bédard. Mais c'est mieux de les traiter ici, à 70 $ par jour, plutôt qu'en prison à 200 $ par jour ou à l'extérieur à briser des familles ou à se retrouver à l'hôpital. »

M. Bédard est encore en pourparlers avec Ottawa afin qu'il accepte de payer la thérapie du jeune autochtone toxicomane, des frais que Québec acquittait jusqu'à tout récemment. Il s'insurge contre le fait que Santé­ Canada - « ils sont complètement dépassés » - réclame d'être informé de ce type de cas durant les procédures judiciaires. « Ils n'ont pas à s'immiscer­ là-dedans », dit-il.

Il ajoute que les cas lourds, qu'ils soient autochtones ou non, ne peuvent être traités dans des centres de courte durée. « Ici, c'est de la grosse dépendance qu'on traite. Des problèmes sociaux, judiciaires, des gens qui n'ont pas d'argent. C'est un monde différent. »

Peur

Il a fait du dossier de M. Curleyhead­ une « affaire personnelle » et multiplie les appels depuis plusieurs semaines. « Je ne comprends pas pourquoi ça accroche. Peut-être que Santé Canada a peur d'ouvrir la porte aux centres de thérapie à long terme pour autochtones », et ce, pour des raisons économiques.

Or, d'autres cas similaires sont à prévoir, dit-il. Si Santé Canada­ ne se commet pas de façon définitive, M. Bédard compte demander au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale d'user de son pouvoir discrétionnaire. Sinon, il déposera une plainte à la Commission des droits de la personne.

« Il faut toujours faire des menaces et des pressions, dit-il. Ça devient lourd. »




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