Rhinocéros abattu en France: des mesures en place au Zoo de Granby

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Des mesures sont en place au Zoo de Granby pour assurer la sécurité des animaux qui pourraient être la cible de braconniers, comme ce fut le cas d'un rhinocéros, cette semaine, dans un zoo en France.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Des mesures sont en place au Zoo de Granby pour assurer la sécurité des animaux qui pourraient être la cible de braconniers, comme ce fut le cas d'un rhinocéros, cette semaine, dans un zoo en France.

Pas question cependant d'en révéler les détails. « Nos politiques sont de ne pas dévoiler nos mesures de sécurité, affirme d'entrée de jeu Karl Fournier, directeur des soins animaliers au Zoo de Granby. En 2011, les gouvernements, autant européens que nord-américains, avaient demandé aux musées et autres de sécuriser tout ce qui était artéfacts de cornes parce qu'il y avait eu des vols. La valeur des cornes, appelées de l'or noir, est très élevée. On est aux aguets. »

Depuis, le Zoo de Granby a pris certaines dispositions, notamment en les plaçant en sécurité dans des coffres-forts. L'institution possède en effet des cornes de rhinocéros prêtées par le gouvernement fédéral, qui ont été saisies à la douane des mains des trafiquants. Celles-ci ne sont toutefois plus utilisées lors d'activités éducatives, comme cela a déjà été le cas. « On ne prend plus de chance, dit M. Fournier. On les garde en sécurité et on ne les manipule pas devant les gens. »

Les cornes de rhinocéros sont très prisées des Asiatiques, selon qui elles possèdent des vertus aphrodisiaques. Un kilo peut valoir jusqu'à 50 000 $ américains, ce qui rend l'impressionnant pachyderme vulnérable aux activités de braconnage. 

Dans un zoo à l'ouest de Paris, en début de semaine, un rhino­céros a ainsi été abattu de trois balles en pleine nuit. Ses cornes ont été sciées et la principale a été dérobée. Valeur estimée du vol : entre 30 000 et 40 000 euros (50 000 $). 

Des populations en déclin

« Ça nous interpelle, ce qui s'est passé en France, dit Karl Fournier­. C'est très déplorable. Voir ces actes qu'on qualifie de barbares, on trouve ça très difficile, mais ça nous oblige aussi à nous requestionner. On pense que parce qu'on vit en Amérique­, on peut être protégés de ce genre d'acte là et finalement, peut-être que non. On est bien contents d'avoir des mesures en place pour éviter ce genre de drame là. »

« Les populations de rhinocéros sont en déclin dans le monde parce qu'il y a beaucoup de braconnage, poursuit-il. Il y a des endroits qui sont si sensibles qu'ils mettent des colliers émetteurs sur les rhinocéros pour les suivre à la trace et il y a des gardes qui les surveillent pour éviter que des braconniers les abattent. »

Le département de conservation du Zoo de Granby s'est déjà penché sur la question des supposées vertus aphrodisiaques qu'on prête aux fameuses cornes. Un chercheur de l'Université Laval, au terme de ses travaux, en est venu à la conclusion qu'il s'agissait d'un mythe. « La structure de corne est faite en kératine. C'est le même principe que si on mange nos ongles ou nos cheveux », résume M. Fournier.

Des mesures de sécurité sont en place pour les artéfacts, pour les rhinocéros, mais également pour l'ensemble du cheptel du Jardin zoologique, précise M. Fournier. Car si le Zoo de Granby n'a jamais été victime d'un vol similaire à celui survenu en France, il a toutefois eu à gérer des tentatives d'introduction nocturnes dans ses murs au cours des dernières années.

« On sait qu'il y a un attrait à s'introduire dans un zoo. On est très vigilants. On a déjà eu dans le passé recours à la police de Granby, qui collabore très bien avec nous et qui est déjà venue la nuit parce que nos moyens de sécurité ont bien fonctionné, dit M. Fournier. Ce sont beaucoup des jeunes qui veulent par défi, par plaisir s'introduire dans le zoo. Que ce soit pour le plaisir ou pour commettre un méfait, on ne tolère pas ces choses-là pour une question de sécurité et pour la protection­ des animaux. »




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