CHSLD Domaine Vittie et Desjardins: la patiente sera transférée

Le «climat de terreur» perdure au CHSLD Domaine... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le «climat de terreur» perdure au CHSLD Domaine Vittie et Desjardins de Granby depuis qu'une jeune résidente a tenté d'y mettre le feu à la fin janvier, pour ensuite menacer de mort des membres du personnel.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Comme l'a dévoilé en primeur La Voix de l'Est, lundi, la résidente du CHSLD Domaine Vittie et Desjardins de Granby qui aurait tenté d'incendier l'établissement aurait à nouveau menacé de mort un membre du personnel de l'endroit, samedi. Alors que le cauchemar des autres pensionnaires continue, le CIUSSS de l'Estrie s'active pour transférer la patiente dans un établissement mieux adapté à sa condition de santé.

La représentante des usagers, Line Cadorette, est d'avis que le «climat de terreur» qui persiste depuis plus d'un mois au sein du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la rue Dufferin est «insoutenable». 

«Ça fait au moins deux fois que [la résidente] fait des menaces de mort à des employés ici. Et avant, elle a voulu mettre le feu. Qu'est-ce que ça prend de plus avant de trouver un autre endroit où l'envoyer?», a-t-elle clamé.

Rappelons qu'après avoir tenté de mettre le feu au centre d'hébergement le 23 janvier, une résidente aurait menacé de mort un membre du personnel le 18 février. Une plainte officielle a été déposée en ce sens auprès du Service de police de Granby deux jours plus tard. Après ces deux épisodes, la jeune incendiaire dans la vingtaine a été admise en psychiatrie à l'hôpital de Granby pour stabiliser son état. Elle aurait à nouveau proféré des menaces de mort à l'endroit d'effectifs du CHSLD ce week-end. Un autre dossier a été ouvert par le corps policier municipal, après l'intervention d'agents sur les lieux. Selon nos informations, la jeune femme a réintégré sa chambre, lundi, après un séjour à l'hôpital. Elle est toujours sous la surveillance constante d'un gardien, a indiqué le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie.

Vulnérable et désorganisée

En entrevue à La Voix de l'Est le 22 février, la coordonnatrice des services en milieu d'hébergement pour la Haute-Yamaska, La Pommeraie, Magog et Coaticook- au CIUSSS de l'Estrie, Josée Perras, avait laissé planer un certain flou quant à l'avenir de la jeune incendiaire. 

«Cette personne est en détresse. Elle est vulnérable, désorganisée. C'est évident qu'il y a beaucoup de souffrance sous-jacente. Elle habite ici depuis longtemps et elle n'a pas toujours été comme ça. Notre rôle, c'est de mettre en place un filet de protection pour elle, mais aussi pour les autres. C'est primordial qu'elle recouvre son équilibre. (...) En ce moment, son milieu de vie est ici. Advenant que son état s'amplifie, on étudie en parallèle un plan B. Tout est possible, aucune option n'est écartée. On est en train d'explorer des options pour un autre service [d'hébergement]. L'enjeu, c'est le relais.»

Les récents événements ont fait pencher la balance en faveur du transfert de la jeune femme dans un établissement plus approprié, a confirmé la responsable des communications du CIUSSS, Annie-Andrée Émond. «On fait des efforts très soutenus pour trouver un nouveau lieu d'hébergement pour la patiente, ce qui rassurerait les autres résidents. En attendant, madame a aussi droit à ce qu'on réponde à ses besoins de sécurité.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer