Statu quo réclamé à l'Autodrome: prématuré, disent le maire et le promoteur

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« Est-ce que sans le jugement du club de tir, on aurait eu cette sortie-là ? s'interroge-t-il du même souffle. Est-ce que le jugement a propulsé de l'intolérance ? Je pense que la question mérite d'être posée. » - le maire Pascal Bonin

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Le promoteur de l'Autodrome Granby, Dominic Lussier, demande aux citoyens qui réclament un statu quo de ses activités d'être patients et d'attendre la présentation de ses projets avant de monter aux barricades. Son objectif, assure-t-il, n'est pas d'augmenter le bruit ni la poussière.

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Le promoteur de l'Autodrome Granby, Dominic Lussier.

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« Est-ce que les opinions de quelques personnes représentent les opinions de l'ensemble des citoyens ? », a-t-il questionné d'entrée de jeu, mardi, en entrevue avec La Voix de l'Est. 

« Pour éviter d'augmenter le nombre de courses, on regarde pour aller plus vers des événements qui, selon moi, ne dérangeront pas, ou peu, le voisinage, ne feront pas de poussière et n'auront pas le même impact de bruit », ajoute-t-il, citant en exemple une course de type XMan Race qui pourrait être organisée sur le site. « Je ne pense pas que c'est le genre d'activité qui dérange. »

Dans notre édition de mardi, des résidents du secteur comparaient leur situation à celle de voisins du club de tir du 11e rang, qui ont eu gain de cause en cour en arguant que le bruit avait considérablement augmenté au cours des dernières années. Le club doit désormais fermer les week-ends de l'été, sauf lors de deux tournois.

Dans la foulée de cette décision, des voisins de la piste de course réclament maintenant un statu quo des activités à l'autodrome.

Dominic Lussier rappelle qu'en janvier, il avait convié ses voisins à une séance de consultation, qui avait attiré plus de 200 personnes. « Si j'avais voulu faire cavalier seul, je n'aurais pas fait de rencontre avec les citoyens de façon volontaire. J'ai pris le temps d'écouter, de prendre des notes », affirme-t-il. 

Quand il fera des demandes plus formelles à la Ville, le plan sera détaillé, souligne le promoteur. Et ce sera alors le moment de réagir.

« Si des citoyens disent que je n'ai pas respecté ce que j'ai dit et que j'exagère, s'ils décident de lever le bras, je vivrai avec tout ça. Mais là, je pense que c'est prématuré », dit-il, en précisant qu'une demande pourrait être formulée d'ici le début de la saison des courses (en mai). 

Le maire appelle à la tolérance

Le maire de Granby, Pascal Bonin, abonde dans le même sens. « Attendons de voir ce qui sera proposé. Envoyer immédiatement le projet aux oubliettes sans l'avoir vu, je trouve ça extrêmement prématuré », lance-t-il.

« Est-ce que sans le jugement du club de tir, on aurait eu cette sortie-là ? s'interroge-t-il du même souffle. Est-ce que le jugement a propulsé de l'intolérance ? Je pense que la question mérite d'être posée. Est-ce que les gens ont raison de demander le statu quo ? »

Selon Pascal Bonin, le conseil actuel fait preuve d'ouverture dans ses agissements et prône la tolérance. Il cite en exemple la consommation d'alcool maintenant permise dans certains parcs de Granby, la présence de chiens autorisée dans quelques parcs et l'élimination du règlement antibruit.

« On a appris à être beaucoup plus tolérants, on a appris à mieux vivre ensemble. Est-ce qu'on veut réellement un recul et mettre à l'avant ceux qui ont moins de tolérance ? », souligne le maire.

M. Bonin estime qu'une décision du tribunal comme celle du club de tir peut entraîner de graves conséquences. Si l'endroit doit fermer à la suite du jugement, la facture risque d'être salée pour la Ville, puisque ses policiers devront être formés à l'extérieur de la municipalité, fait-il valoir. « Si on oblige l'autodrome à réduire les courses et que le propriétaire ferme ses portes, les centaines d'emplois qui sont là et les touristes qui viennent, c'est qui qui va remplacer ça ? Il y a des impacts », prévient-il. 

De son côté, le conseiller municipal Joël Desmarais dit respecter l'opinion des citoyens qui réclament un statu quo. Il affirme qu'ils ont été entendus, comme les citoyens présents à la rencontre organisée en janvier. Le conseiller réitère enfin que les résidents seront consultés si le promoteur fait une demande de modification de zonage pour la tenue d'activités autres que la course.




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