Maladie de Lyme: une problématique régionale clame Hüsler

«Pourquoi pointer du doigt Farnham plus qu'une autre... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

«Pourquoi pointer du doigt Farnham plus qu'une autre ville alors que c'est une problématique régionale?», s'insurge le maire de Farnham, Josef Hüsler.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Farnham) Le maire de Farnham Josef Hüsler a littéralement bondi de sa chaise lundi matin en lisant que sa municipalité est la seule du Québec à être considérée comme à risque élevé d'y contracter la maladie de Lyme advenant une piqûre de la tique porteuse.

«C'est du travail d'amateur! Pourquoi pointer du doigt Farnham plus qu'une autre ville alors que c'est une problématique régionale? C'est frustrant de lancer ça, alors que je sais qu'en 2016, une seule tique avait été trouvée ici, au Centre de la nature. La méthodologie est erronée», clame-t-il, furieux.

Selon le maire, un vent de panique s'est saisi des citoyens, qui ont été nombreux à télé­phoner à l'hôtel de ville. «Il a fallu leur expliquer qu'ils ne devaient pas s'inquiéter plus qu'une autre personne en Estrie. Ce n'est pas vrai que c'est pire à Farnham. Un Farnhamien pourrait bien contracter la maladie dans une autre ville, la faire traiter ici, et ça passerait sur notre dos?», s'insurge­ M. Hüsler.

«On va devoir rassurer la population. Nous avons eu une rencontre [lundi soir] et des actions seront prises cette semaine», laisse-t-il entendre. 

Le maire critique la carte de l'Institut national de santé publique (INSPQ), qui n'est «pas complète». «De nombreuses municipalités n'ont pas participé [à l'étude de l'INSPQ] et n'ont pas fait d'efforts. On peut donc dire que le travail effectué n'est pas complet. On peut se demander également si les échantillons sont fiables et si les recherches sont faites comme il faut» , affirme Josef Hüsler. 

«D'autres villes comme Granby, Bromont ou Cowansville présentent des "risques modérés" et on n'en parle pas. C'est seulement Farnham qui est mise de l'avant. C'est injuste. C'est l'Estrie au complet qui est concernée par la maladie de Lyme», lance-t-il. 

Selon l'INSPQ, un risque élevé dans une municipalité veut dire que les trois stades de la tique ont été identifiés par des activités de surveillance active, et où la bactérie a été détectée chez plus de 20 % des tiques, dont au moins une nymphe.

Les données sont issues des surveillances humaines et acarologique (l'étude des tiques), notamment avec les cas déclarés à la santé publique.




À lire aussi

  • Farnham à risque pour la maladie de Lyme

    Actualités

    Farnham à risque pour la maladie de Lyme

    Farnham est la seule municipalité du Québec où le niveau de risque d'acquisition de la maladie de Lyme à la suite d'une piqûre de la tique à pattes... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer