Autodrome Granby: des voisins réclament le statu quo

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Des citoyens du secteur de l'Autodrome - Marcel Gélineau, Serge Aubé, Pierrette Larivière et Michel Lessard - exigent le statu quo afin que la piste de course ne diversifie pas ses activités.

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(Granby) Des citoyens du secteur de l'Autodrome Granby estiment que leur situation est très semblable à celle du voisinage du club de tir du 11e rang et exigent le statu quo afin que la piste de course ne diversifie pas ses activités.

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«On a appris à vivre avec les courses le vendredi, même si ça ne fait pas notre affaire. Mais là, si d'autres activités arrivent, on ne sera plus capable de vivre tranquille le restant de la semaine, durant l'été», laisse tomber Marcel Gélineau, à droite.

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Outre le bruit «infernal» de voitures, des citoyens disent devoir  composer avec les énormes nuages de poussière se déposant sur les maisons.

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«On a appris à vivre avec les courses le vendredi, même si ça ne fait pas notre affaire. Mais là, si d'autres activités arrivent, on ne sera plus capables de vivre tranquilles le restant de la semaine, durant l'été», laisse tomber Marcel Gélineau, accompagné d'autres citoyens de la rue Ferland.

Le groupe craint que «la situation dégénère» et que «tout devienne permis», si jamais la Ville accepte de dézoner pour permettre de nouvelles activités. «Il faut que la Ville mette ses culottes et impose des limites pour la santé et le bien-être des citoyens du secteur de l'Autodrome», affirme Michel Lessard. 

Marcel Gélineau a d'ailleurs adressé une lettre exprimant leurs doléances au conseiller Joël Desmarais (à lire en page 10).

«Ils ont créé un précédent»

Selon le groupe, la Ville de Granby devrait prendre en compte le cas du club de tir, qui «est très semblable au nôtre», avant de statuer dans le dossier de l'Autodrome. «Ils ont créé un précédent avec les jugements dans ce dossier», soulignent les citoyens.

Rappelons que la semaine dernière, la Cour suprême a refusé d'entendre l'appel du club géré par Granby Multi-Sports, mettant ainsi fin aux procédures judiciaires. Cette décision a donné raison à un couple et à ses voisins, qui arguaient que le bruit avait considérablement augmenté au cours des dernières années et minait leur qualité de vie.

Le club de tir doit depuis fermer toutes les fins de semaine de l'été, à l'exception de celles reliées à deux tournois. Granby Multi-Sports est aussi condamné à verser 10 000 $ en dédommagements à Sébastien Lefebvre et Julie Bourgea-, qui réclamaient le double de cette somme.

«On s'entend que si les activités augmentent à l'Autodrome, le bruit devrait lui aussi augmenter», s'exclame Serge Aubé, découragé. 

Le groupe n'exclut aucune option, il attend simplement de voir la suite des choses dans le dossier. «Il n'y a rien de fait encore. Mais si jamais la Ville donne le feu vert, ça n'en restera pas là», laisse entendre Michel Lessard. 

«Ce qui nous écoeure, c'est que la Ville embarque avec eux et ne pense pas aux citoyens du secteur. Après ça, ils vont toujours demander plus et il faudra toujours plier», ajoute-t-il, frustré d'être laissé pour compte.

Vivre à côté de l'Autodrome

Vivre à côté de l'Autodrome n'est pas de tout repos durant la période estivale, mais les citoyens du secteur disent s'y être accoutumés. «Tu viendras ici souper un vendredi soir lors d'un programme, tu vas voir, ce n'est pas vivable», affirme Marcel Gélineau. 

Outre le bruit «infernal» des moteurs de voitures, les citoyens doivent aussi composer avec d'énormes nuages de poussière se déposant sur les maisons. «C'est pas mêlant, chaque semaine, le nettoyage des fenêtres est à refaire», soutient Pierrette Larivière. 

«Moi, pour ma piscine, j'ai acheté un robot, car sinon elle se salissait trop vite», ajoute Michel Lessard. 

Bien que les programmes de l'Autodrome aient généralement lieu le vendredi, des activités se font entendre «les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi», affirment les citoyens. 

Avec le passage de la ligne électrique à la suite du verglas, la forêt qui séparait l'autodrome du secteur résidentiel est bien moins dense, font-ils valoir. «Ça aidait à bloquer le bruit et la poussière, maintenant, on peut apercevoir les estrades au travers de la forêt», déplore M. Gélineau.

Durant les consultations publiques, de nombreux «amoureux de l'Autodrome» sont venus démontrer leur appui à la diversification des activités. «Ils aiment les courses, mais ils ne viendraient jamais vivre ici», rigole M. Aubé.

Modifications de zonage

Il a été impossible de s'entretenir avec le promoteur de l'Autodrome Granby, Dominic Lussier, qui n'a pas rappelé La Voix de l'Est. Au moment des consultations publiques, ce dernier avait indiqué que ses partenaires et lui pourraient présenter des demandes de modifications de zonage à la Ville prochainement. Les activités impliquant la location du terrain pourraient être mises de l'avant plus rapidement que certaines autres idées, avait-il indiqué. 

Les modifications au zonage du secteur, si elles reçoivent l'aval du conseil municipal, pourraient être encadrées par un Projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (PPCMOI), avait pour sa part précisé Dominique Desmet, urbaniste senior et chargé de projets au développement du territoire à la Ville de Granby.

L'Autodrome Granby, qui vient de dévoiler le calendrier de sa saison 2017, devrait présenter 21 programmes de course, si Dame nature se montre coopérative.




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