Domaine Vittie et Desjardins: le transfert de la patiente envisagé

« Cette personne est en détresse. Elle est vulnérable,... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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« Cette personne est en détresse. Elle est vulnérable, désorganisée. C'est évident qu'il y a beaucoup de souffrance sous-jacente», fait valoir en entrevue Josée Perras, coordonnatrice des services en milieu d'hébergement pour la Haute-Yamaska, La Pommeraie, Magog et Coaticook pour le CIUSSS de l'Estrie.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) « Aucune option n'est écartée ». C'est en ces mots que la représentante du CIUSSS de l'Estrie, Josée Perras, a évoqué les répercussions de l'onde de choc provoquée par la jeune femme qui a tenté d'incendier le CHSLD Domaine Vittie et Desjardins où elle réside, puis qui aurait menacé de mort un membre du personnel.

Après l'escalade de gestes violents posés par une résidente du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la rue Dufferin, les autres usagers tentent de reprendre « un semblant » de vie normale, a confié leur représentante, Line Cadorette. Mais, selon elle, un amalgame de consternation et d'indignation est toujours palpable au sein de l'établissement. « On ne veut pas s'acharner en disant qu'on veut [que la jeune incendiaire] parte. Mais après tout ce qui s'est passé au cours des derniers jours, on croit seulement que sa place n'est pas ici. En attendant qu'une décision soit prise, ce n'est pas facile à vivre. »

Le climat de tension a également des répercussions sur les effectifs du CHSLD, a confié l'une des employées de l'endroit. « On a bien hâte que ça se termine. Ce n'est pas rose ce qui se passe en ce moment ici. » Rappelons qu'après avoir tenté d'incendier le centre d'hébergement le 23 janvier, une résidente aurait menacé de mort un membre du personnel le 18 février. Une plainte officielle a été déposée en ce sens auprès du service de police de Granby deux jours plus tard. 

Après ces deux épisodes, la jeune incendiaire dans la vingtaine a été admise en psychiatrie à l'hôpital de Granby pour stabiliser son état. 

« Cette personne est en détresse. Elle est vulnérable, désorganisée. C'est évident qu'il y a beaucoup de souffrance sous-jacente, a fait valoir en entrevue Josée Perras, coordonnatrice des services en milieu d'hébergement pour la Haute-Yamaska, La Pommeraie, Magog et Coaticook au CIUSSS de l'Estrie. Elle habite ici depuis longtemps et elle n'a pas toujours été comme ça. Notre rôle, c'est de mettre en place un filet de protection pour elle, mais aussi pour les autres. C'est primordial qu'elle recouvre son équilibre. (...) En ce moment, son milieu de vie est ici. Advenant que son état s'amplifie, on étudie en parallèle un plan B. Tout est possible, aucune option n'est écartée. On est en train d'explorer des options pour un autre service [d'hébergement]. L'enjeu, c'est le relais. »

Priorité à la sécurité

En ce qui concerne la sécurité de la jeune femme et des autres usagers, Mme Perras a assuré que rien n'a été laissé au hasard. « Il y a un gardien qui est en surveillance auprès d'elle en tout temps. On assure aussi un suivi pour soutenir les autres résidants. En même temps, un intervenant spécialisé vient rencontrer la clientèle pour mettre en place un plan d'intervention adapté. Ce n'est pas simple. Ça demande du doigté. Le médecin traitant [de la jeune femme] est aussi impliqué dans le suivi clinique. Si la cliente se désorganise au point où nous ne sommes pas en mesure d'assurer la sécurité [des usagers et du personnel], le service de police est très à l'affût de notre démarche. »

En entrevue à La Voix de l'Est mardi, Mme Cadorette décrivait la situation comme explosive et difficile à désamorcer. « Quand une personne met le feu à un bâtiment, ce n'est certainement pas un signe qu'elle veut revenir. Mais on l'a forcée. Elle est comme un lion en cage, avait-elle illustré. Quand les préposés lui amènent son cabaret pour la faire manger, elle lance tout par terre. Personne ne veut lui parler ou l'approcher. (...) Il doit bien y avoir un endroit spécialisé pour ce type de personne. »

De son côté, le porte-parole du service de police de Granby, Guy Rousseau, a réitéré qu'une enquête a été ouverte à propos des gestes posés par l'incendiaire. En date de mercredi, aucune décision n'avait été prise quant au dépôt d'accusations à son endroit.




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