«C'est bon de se sentir chez soi»

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Justin Vittecoq en action.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Bromont) L'excitation est à son comble pour deux Bromontois participant à la Super Série Sports Experts qui accueille jusqu'à mardi l'élite du ski nord-américain et mondial à Bromont, montagne d'expériences.

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Dimanche, William Goneau s'est bien repris, après avoir été déçu samedi.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

« C'est certain que de pouvoir être dans la montagne où je skie depuis que je suis petit, ma famille est là pour m'encourager... C'est bon de se sentir chez soi », lance Justin Vittecoq­, âgé de 17 ans.

Même sentiment chez William Goneau, qui voit même un « avantage » dans le fait de se retrouver dans les pistes de la Waterloo et de la Coupe du Monde, où ont lieu les courses. « Je connais ces pistes comme le fond de ma poche. Je me retrouve sur des skis depuis que j'ai 18 mois. C'est donc dire que j'ai pratiquement grandi ici », raconte tout sourire le jeune homme, qui a fêté ses 18 ans au début du mois.

Les pistes recèlent un défi technique bien particulier et se démarquent des autres étapes de la Super Série à Val-Saint-Côme, Tremblant, Mont Saint-Sauveur, Mont Sainte-Anne, Stoneham et Le Relais (Lac-Beauport). « Le dénivelé demande une concentration élevée. Ce ne sont pas tous les skieurs qui sont prêts à ça. Bromont­ est l'étape la plus difficile du circuit », estime William Goneau. 

Samedi et dimanche, c'étaient les compétitions de grand slalom pour les deux jeunes hommes, qui compétitionnent contre des athlètes­ de 21 ans. Si tout s'est bien déroulé samedi pour le jeune Vittecoq, une déception attendait William Goneau, qui n'a pas pu compléter le parcours. Il s'est toutefois bien repris le lendemain. « Je suis bien content quand même. Mon plan de match est de m'améliorer et de prendre des risques. Je compte bien me reprendre lundi et mardi, pour me démarquer », affirme Goneau, confiant. 

« Je suis content de comment ça a été de mon côté, je suis en amélioration constante et je me démarque en raison de mon jeune âge. Je ne me fais pas trop d'attentes, mais ça augure bien », croit de son côté Justin Vittecoq. 

Samedi au grand slalom, Justin Vittecoq s'est emparé du 8e rang, le meilleur de son âge, avec un temps combiné de 1 : 57.52. Le Canadien de 20 ans Raphaël Quenneville a raflé le premier rang avec un temps combiné de 1 : 55.54.

Dimanche dans la même discipline, Vittecoq est descendu au 10e rang, mais a amélioré significativement son temps combiné à 1 : 53.23. Goneau, lui a bien fait en accomplissant un temps combiné de 1 : 54.01, bon pour le 18e rang. C'est le Canadien William Bruneau-­Bouchard, lui aussi âgé de 20 ans, qui s'est retrouvé en haut du podium avec un temps de 1 : 50.25. Samedi, il avait pris la deuxième­ place.

Du slalom lundi et mardi

Les compétitions se poursuivent lundi et mardi à Bromont, montagne d'expériences. Les hommes s'attaqueront cette fois-ci au slalom, sur la piste La Coupe du Monde. 

« Je me sens encore plus à l'aise dans le slalom qu'au grand slalom. J'ai hâte de voir les résultats que je pourrai obtenir. Si je pouvais être dans le top-5, je serais aux anges », lâche Justin Vittecoq. 

William Goneau vise la victoire, rien de moins. « Je veux gagner et je crois en mes chances. Suffit de suivre mon plan de match en prenant des risques et je pourrais faire le petit plus qui fait la différence pour un podium », dit-il, un air de défi dans le regard.

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Le président-directeur général de Bromont, montagne d'expériences Charles Désourdy est heureux d'accueillir une étape de la Super Série Sports Expert, présentée par Audi.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

«Aller chercher une autre notoriété»

C'est non sans fierté que Charles Désourdy voit se dérouler pour une deuxième année les compétitions entourant la Super Série Sports experts présentée par Audi, un événement sanctionné par la Fédération internationale de ski. 

« Ça nous fait connaître par un autre public sur la scène internationale. Et ça nous amène une certaine notoriété intéressante, qui fait que les professionnels voudront sûrement revenir. On est appréciés par les plaisanciers, mais là, on devient connus sur un autre niveau », souligne-t-il avec un large sourire.

Près de 170 coureurs, 123 garçons et 46 filles, d'une dizaine de pays dévaleront les pistes du 18 au 21 février. « Il faut faire notre part pour l'élite et assurer un développement des jeunes athlètes. Ça nous fait plaisir d'accueillir un événement d'une telle envergure », fait valoir M. Désourdy. 

Selon lui, les pistes Waterloo et Coupe du Monde représentent de beaux défis. « Ceux qui s'en viennent ici sont mieux d'être en forme et leurs jambes ont avantage à être prêtes, car c'est loin d'être facile. Plusieurs disent que c'est une coche au-dessus ici », affirme le président-directeur général de Bromont, montagne d'expériences.

Les skieurs et skieuses proviennent essentiellement des équipes provinciales, nationales et universitaires du Québec, de l'Ontario, de la Colombie--Britannique, des États-Unis et de plusieurs pays d'Europe comme l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et la France.

« On parle de gros calibre ici. Pour vous donner une idée, c'est le niveau le plus élevé qui nous attend après le ski des Jeux olympiques et celui de la Coupe Nor-Am (North American Cup). Il y a du beau talent qui se prépare- à débarquer à Bromont », expliquait récemment dans La Voix de l'Est le directeur de course, Éric Paulin.

Il est possible d'aller observer les compétitions, qui sont impressionnantes. « C'est un beau dénivelé, ça va pas mal vite », souligne Charles Désourdy. Antoine Lacroix

Journée (presque) record à Ski Bromont

Bromont, montagne d'expériences est passé bien près d'établir un nouveau record d'achalandage dans ses pentes, samedi. De jour, jusqu'à 15 h, le record a définitivement été battu, confirme Charles Désourdy, mais la nuit blanche a été moins populaire que prévu, ce qui fait de la journée du 18 février la deuxième plus achalandée de l'histoire du centre de ski.

« On a eu beaucoup de précipitations cette semaine ; avec le beau temps, c'était la combinaison parfaite », analyse M. Désourdy. De l'ouverture à la fermeture, 15 000 personnes ont skié ou fait de la planche à neige, dont les 200 coureurs et la centaine d'accompagnateurs de la compétition. « Cette année, notre objectif, c'est que les gens se promènent sur les sept versants », ajoute M. Désourdy.

L'incendie dans un remonte-pente, l'an dernier, a forcé les skieurs à découvrir d'autres versants. Ne pouvant utiliser le remonte-pente du Versant du lac, les gens devaient remonter sur un autre versant et y descendre avant de pouvoir rejoindre les pentes principales. Samedi, le défi de répartir la clientèle a été relevé. Conséquence : il y avait peu d'attente aux remonte-pentes. « C'est plaisant quand on se donne un objectif et qu'on le réussit en équipe. » Cynthia Laflamme




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