Granby et ses pompiers prêts à s'entendre

Les pompiers de Granby sont sans contrat de... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Les pompiers de Granby sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2012. Leur syndicat souhaite la reprise des négociations avec la Ville.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby s'est récemment entendue avec ses policiers pour le renouvellement de leur convention collective, mais il lui reste encore des contrats de travail à régler, notamment celui des pompiers dont la convention collective est échue depuis la fin de 2012. Les employés cols bleus et cols blancs sont également en négociations alors que leur convention est échue depuis décembre dernier.

Après des années de conflit, une entente de principe est récemment intervenue entre la Fraternité des policiers et policières de Granby et la Ville. Leur nouveau contrat de travail, qui s'étire jusqu'en 2020, doit être signé lundi. 

La Ville espère maintenant s'entendre avec ses pompiers qui sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2012. Négociations, arbitrage et offre globale ont marqué les dernières années du conflit de travail. Tel qu'entendu avec le syndicat des pompiers, la Ville a présenté une offre globale entourant toutes les dispositions de la convention, incluant le monétaire, en novembre dernier, explique Mélissa Mercure, directrice des ressources humaines et des communications à la Ville de Granby. 

« Le syndicat devait nous revenir en décembre et il n'est pas revenu, poursuit Mme Mercure. On a fait des relances. Le président du syndicat a communiqué avec quelqu'un aux ressources humaines pour dire qu'il voulait reprendre les négociations. À ce moment-là, j'ai répondu que nous avions fait ce qui avait été entendu et que notre offre globale est toujours valide et qu'on attend leur retour. »

Sans réponse de leur part, la Ville a mandaté à nouveau l'arbitre. Une conférence préparatoire entre les avocats au dossier aura lieu à la fin du mois de février. « J'ai réitéré que l'offre globale est toujours valide et que je suis en attente de leur retour. La Ville souhaite mieux avoir une entente négociée que d'avoir une sentence arbitrale », dit la directrice des ressources humaines.

Le président du Syndicat des pompiers du Québec, section locale Granby, Sylvain Piteau, confirme avoir fait part du désir du syndicat à retourner à la table des négociations. « Dernièrement, nos avocats respectifs se sont jasés. On a amené l'hypothèse de retourner à la table pour se parler. Les deux parties démontrent une ouverture à négocier. Je ne sais pas où ça va nous mener, mais il semble y avoir plus d'ouverture comme il n'y en a jamais eu et on voit ça d'un bon oeil », dit-il. 

Le syndicat granbyen qui représente quelque 70 pompiers affirme que certains points dans l'offre présentée par la Ville ne sont « pas si loin d'un règlement ». M. Piteau a préféré ne pas entrer dans les détails pour éviter de nuire à d'éventuelles négociations. « On va laisser cours aux négociations s'il y en a, mais je pense qu'il va y en avoir parce que les planètes s'alignent », estime-t-il. 

Il sent d'ailleurs un changement de direction et de vision de la part de l'hôtel de ville. Il fait entre autres référence au règlement dans le long conflit de travail des policiers. « On a hâte que tout ça se règle. On sait que c'est dans leur désir à l'hôtel de ville de régler, comme ça a été le cas avec les policiers. Il y a une volonté du côté de l'hôtel de ville de faire ça différemment avec tous les services de la Ville. On est content d'entendre ça. »

« Ça semble s'aligner du bon côté »

« Je pense que les canaux de communication n'ont jamais été aussi ouverts qu'ils peuvent l'être en ce moment. Ça semble s'aligner du bon côté, renchérit-il. Les pompiers sont contents de la nouvelle ambiance de travail dans la caserne. » Les pompiers ont été rencontrés par la direction du service et du personnel de l'hôtel de ville, plus tôt cette semaine, pour discuter des orientations pour l'année 2017. « Depuis 2006 qu'on n'avait pas eu ça. Nos pompiers étaient très heureux de voir comment ça s'était déroulé », précise M. Piteau. 

Quant aux employés cols bleus et cols blancs, leur contrat de travail est échu depuis le 31 décembre 2016. Deux séances de négociations ont déjà eu lieu entre la Ville et les employés cols blancs tandis qu'une première rencontre est prévue le 23 février avec les travailleurs cols bleus pour l'échange des cahiers de demandes. « Tout le monde est de bonne foi. Ça va bien », affirme Mme Mercure.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer