Nouveau revers pour l'ex-propriétaire de la Garderie Loulou

L'ancienne propriétaire de la Garderie Loulou, Louise Poulin,... (archives La Voix de l'Est)

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L'ancienne propriétaire de la Garderie Loulou, Louise Poulin, a été déboutée en Cour supérieure dans sa poursuite contre la DPJ.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Marieville) Un autre épisode de la saga judiciaire impliquant Louise Poulin, qui était à la tête de l'ancienne Garderie Loulou, vient de se terminer. La juge Marie Gaudreau de la Cour supérieure a récemment rejeté la poursuite intentée par la demanderesse contre la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Dans sa décision, la juge a opposé une fin de non-recevoir aux arguments de la poursuite voulant que les représentants de la DPJ et d'organisations connexes aient « outrepassé leurs pouvoirs » en prévenant le ministère de la Famille du signalement de présumés sévices corporels de Louise Poulin envers un enfant de deux ans sous son autorité, en avril 2007. Le Centre jeunesse de la Montérégie et Sophie Fischer, qui faisait partie à ce moment de l'équipe des mandats spéciaux à la DPJ, étaient également intimés. « Le Tribunal conclut que Madame Fischer a agi conformément aux règles de l'art et selon la Loi. (...) Aucune intention de nuire ne caractérise le comportement des défendeurs et aucun acte de mauvaise foi n'a été commis », peut-on lire dans le document de 33 pages, dont La Voix de l'Est a obtenu copie. 

Louise Poulin réclamait 300 000 $ pour l'ensemble des intimés. « Essentiellement [les demanderesses] tiennent les défendeurs responsables de la décision du Ministère de procéder au non-renouvellement du permis de la Garderie. » Ce qu'a réfuté la juge Gaudreau. « La preuve ne permet pas de conclure que la conduite de la DPJ est la cause de la fermeture forcée de la Garderie », a-t-elle réitéré, s'appuyant sur un précédent verdict dans le dossier. Notons que le ministère de la Famille avait retiré à la garderie de Marieville son droit d'opérer en 2007, en 2009 puis en 2012. L'entreprise n'a pas rouvert ses portes à ce jour. 

Durant son témoignage, Mme Poulin a entre autres reproché à Sophie Fischer « de ne pas avoir questionné davantage les parents sur la date de la photo prise des bleus de leur enfant [puis] de ne pas avoir tenu compte de l'opinion du chiropraticien consulté par l'enfant et d'avoir reçu un signalement une semaine après les événements, soit le 23 avril 2007 », stipule le jugement. « Il n'en demeure pas moins que des témoins ont vu les gestes posés par Madame Poulin et que l'enfant avait rapporté que la blessure avait été causée par [elle]. Madame Fischer n'est pas tenue de rencontrer l'abuseur [sic], elle a regardé attentivement le contenu du signalement. Elle l'a dit, elle n'a senti aucune pression. Certes, ses notes ne sont pas parfaites, mais elle a considéré l'ensemble du dossier », a soutenu la magistrate.

Longue haleine

Mme Poulin avait eu gain de cause en avril 2016 devant les tribunaux. Le juge de la Cour supérieure, Louis-Paul Cullen, lui avait alors donné raison. Cinq ex-employées ont dû lui verser 68 800 $ pour atteinte à sa réputation et à celle de son entreprise pour avoir déposé des plaintes basées sur des propos non fondés. En janvier 2015, la propriétaire de la garderie avait également remporté son bras de fer judiciaire contre Julie Lavigne, une ancienne employée et ex-amie de coeur de son conjoint. Celle-ci avait dû lui verser 45 000 $ pour des motifs similaires.

La Garderie Loulou a néanmoins essuyé un revers en décembre 2015, quand la Cour du Québec l'a condamnée à payer près de 5000 $ à la Commission des normes du travail. Ce verdict découle du fait que l'ex-dirigeante de l'entreprise avait omis d'émettre des avis de cessation d'emploi à deux salariées après la fermeture de la garderie en 2012. Pas question toutefois pour Mme Poulin de baisser les bras. 

« Il faut que le Ministère accepte de réémettre un permis et ça, écoute, ça serait un très beau cadeau. Mais je ne m'y attends pas, parce que depuis le début, il est de mauvaise foi dans mon dossier, avait-elle indiqué en entrevue en avril dernier. (...) C'est clair que nous, on ne laissera pas les choses aller comme ça. Moi, je vais me battre jusqu'au bout pour retrouver ma vie qu'ils m'ont volée. »

Louise Poulin n'a pas rappelé La Voix de l'Est.




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