Terrain de soccer: Bromont mise en demeure par Val-des-Cerfs

Bromont refuse de céder à la commission scolaire... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Bromont refuse de céder à la commission scolaire le terrain ayant servi à l'agrandissement de l'école primaire La Chantignole et à l'installation d'un terrain de soccer synthétique.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le conflit entourant le terrain ayant servi à l'agrandissement de l'école primaire La Chantignole, à Bromont, et l'installation d'un terrain de soccer synthétique a assez duré aux yeux de Val-des-Cerfs.

Le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine.... (archives La Voix de l'Est) - image 1.0

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Le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine.

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La commission scolaire a récemment envoyé une mise en demeure à la Ville branchée afin de régler une irrégularité qui, dit-elle, perdure depuis 2011. Six ans après l'agrandissement de l'école et trois ans après l'aménagement de la surface de jeu, Val-des-Cerfs n'est toujours pas propriétaire du terrain tel que le prévoyaient les ententes, soutient le directeur général Éric Racine. Bromont­ refuserait de les honorer.

Or, la loi interdit à une commission scolaire de financer une installation dont elle n'est pas propriétaire. Par conséquent, Val-des-Cerfs a cessé de payer sa part dans le financement du terrain Germain-Désourdy, qui est de 90 000 $ par année pendant huit ans.

«Je ne peux pas investir des sommes sur une propriété qui ne m'appartient pas», explique M. Racine. Il donne l'exemple qu'«une municipalité ne vous laisserait pas construire une maison sur un terrain dont vous n'êtes pas propriétaire».

Plusieurs rencontres ont eu lieu entre la municipalité et la commission scolaire, notamment en présence d'un représentant du ministère de l'Éducation, mais sans succès. Les conseils du député de Brome-Missisquoi­ Pierre Paradis ont aussi été sollicités par Bromont. «On a cherché un dénouement, mais on n'a pas réussi à trouver un terrain d'entente, dit Éric Racine. Là, on est rendus à avancer un peu plus rapidement.»

Entente verbale ?

La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, n'a pas rappelé La Voix de l'Est. Mort à l'été 2016, l'ancien directeur général de la municipalité, Jean Langevin, justifiait ainsi la position de Bromont, il y a un an. «On a mis énormément d'argent sur l'ensemble du terrain de La Chantignole et le terrain de soccer. Souvent, la commission scolaire n'a pas eu un sou à mettre. C'est pas vrai qu'avec tout l'argent qu'on a mis là-dessus...»

Selon la Ville, l'entente stipulait que Bromont devait seulement céder la propriété du terrain ayant servi à l'agrandissement de l'école La Chantignole, sans plus. M. Langevin­ reconnaissait que le ficelage du projet de terrain de soccer s'était fait «très vite» avec la précédente administration de la commission scolaire.

S'il y a eu des ententes verbales, «on n'a aucune trace de ça», dit M. Racine. Val-des-Cerfs insiste sur le fait que les protocoles d'entente ont été signés et « sont clairs ». «Je pense qu'on a un très bon dossier», a dit à ce sujet le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin, présentement­ en congé.

«La mise en demeure exige que Bromont se présente chez le notaire, dit le DG de Val-des-Cerfs. Sinon, le dossier est dans les mains des procureurs.»

Pas le premier conflit

Ce n'est pas la première fois qu'un conflit de nature financière envenime les relations entre Bromont et la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

En 2015, la Ville branchée a refusé de payer, pour trois ans, les frais de « roulottes » installées près de l'école primaire Saint-Vincent pour servir de classes supplémentaires.

«Je veux bien payer au fur et à mesure, mais pas trois ans cash», avait alors indiqué le directeur général de Bromont, Jean Langevin. Face à l'éventualité qu'une centaine d'élèves prennent le chemin de La Chantignole ou de l'école primaire de Saint-Alphonse-de-Granby, Bromont, Brigham et East Farnham se sont finalement résignés- à payer des frais demandés.

Pourquoi l'argent est-il régulièrement source de conflits entre Bromont et Val-des-Cerfs? Le directeur général de la commission scolaire, Éric Racine, n'offre pas de réponse. Mais il indique que «la moyenne au bâton» est bonne avec Bromont. «On a plusieurs projets qui ont très bien fonctionné.»

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