L'Envolée abritera une clinique de traitement des hépatites

Les travaux ayant débuté en décembre dernier permettront... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

Agrandir

Les travaux ayant débuté en décembre dernier permettront également l'ajout de quatre bureaux fermés avec fenêtre et d'une salle de consultation.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Shefford) Les travaux d'agrandissement de L'Envolée permettront l'aménagement d'une clinique de dépistage et de traitement des hépatites, qui pourrait ouvrir ses portes quelque part ce printemps. Une première pour un centre de traitement pour l'alcoolisme et la toxicomanie au Québec.

Le directeur du Centre L'Envolée, Nicolas Bédard... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Le directeur du Centre L'Envolée, Nicolas Bédard

Janick Marois, La Voix de l'Est

Les travaux ayant débuté en décembre dernier permettront également l'ajout de quatre bureaux fermés avec fenêtre et d'une salle de consultation notamment destinée aux rencontres avec les intervenants de la Direction de la protection de la jeunesse.

Si la construction de la nouvelle annexe, dont la facture avoisine les 200 000 $, est censée s'achever à la fin mars, la clinique, elle, devrait voir le jour un peu plus tard ce printemps.

Des ficelles restent à être tirées pour s'assurer que tout soit en place, explique le directeur Nicolas Bédard. Il faut notamment embaucher du personnel médical qualifié et former les employés du centre.

« On va être le premier centre du Québec à offrir ça », annonce-t-il fièrement. 

« Gros plus »

M. Bédard estime à plus ou moins 10 % la proportion de sa clientèle qui pourrait être aux prises avec une hépatite. Une statistique s'étant toutefois stabilisée au cours des dernières années, spécifie le directeur, puisque la plus grande hausse dans la consommation de drogues s'observe du côté des comprimés et non des drogues injectables.

La présence de ressources spécialisées en la matière sur place permettra un meilleur suivi et améliorera les chances de guérison des pensionnaires de l'établissement­ comptant 116 lits.

« Pour nous, d'avoir un médecin sur place, ce serait un gros plus. Actuellement, il faut se déplacer jusqu'à Saint-Hyacinthe, ce qui était compliqué au niveau de la logistique de transport », explique M. Bédard.

« De plus, c'est plus facile de traiter les cas si les patients sont en cure. Ils ne manqueraient pas de rendez-vous ni de prescription. Si on les prend d'emblée, on a de meilleures chances de les aider, ajoute le directeur. Et à l'inverse, le fait de pouvoir être traité ici même est un incitatif à poursuivre et terminer­ la thérapie. »

Rappelons qu'un cas d'hépatite non traité peut mener à une hospitalisation du patient. Des greffes de foie sont parfois nécessaires dans les cas les plus sévères.

Intimité

L'ajout de bureaux et de salles offrira plus d'intimité aux rencontres des pensionnaires avec leurs intervenants et même des membres de leur famille. « Avant, c'est déjà arrivé qu'on aille demander à des employés de quitter leur bureau pour permettre la tenue d'une rencontre­ », explique M. Bédard. 

Une aire familiale extérieure pourrait aussi être aménagée lorsque la température sera plus clémente. « On attend le dégel, indique M. Bédard. Pour nous, c'est important de permettre aux pères de passer du temps de qualité avec leurs enfants. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer