Projet Cure: la Couronne abandonne les charges

Les accusations à l'égard de Werner Kyling (photo)... (archives La Voix de l'Est)

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Les accusations à l'égard de Werner Kyling (photo) et des quatre derniers coaccusés du projet Cure ont été abandonnées par la Couronne vendredi, mettant fin à une saga judiciaire qui dure depuis 2005.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La longue saga judiciaire du projet Cure vient de prendre fin. Werner Kyling, présumée tête dirigeante du cartel de Bedford, et ses quatre coaccusés n'auront pas à subir de deuxième procès puisque le bureau des poursuites criminelles et pénales a décidé, vendredi, d'abandonner ses charges contre eux.

La Couronne a fait parvenir à la juge Sophie Bourque une lettre dans laquelle elle signifie sa décision d'abandonner les accusations de production, trafic et gangstérisme qui pesaient contre Werner Kyling, Brian Bordo, Martin Castilloux, Gilles Couture et Martin Clohosy. Le document n'amène toutefois aucune explication concernant le motif de cette décision.

Avec cet arrêt des procédures vient l'annulation de l'ordonnance de confiscation des biens des accusés. Ils pourront notamment récupérer leurs maisons, selon ce que rapporte ICI Radio-Canada Estrie. Les empreintes digitales de ces hommes, dont le destin vient de changer, seraient effacées.

La Voix de l'Est a tenté de s'entretenir avec Me Thomas Walsh, l'avocat qui représente les accusés au dossier sauf Werner Kyling, qui lui se représente seul. Me Walsh n'a pas retourné l'appel.

Dédommagement demandé

En entrevue sur les ondes de la télévision d'État, l'avocat de la Défense assure toutefois qu'il y aura une suite à cette longue saga judiciaire. « Ça ne sera pas fini avant que les gens soient dédommagés et peut-être plus. Moi je voudrais qu'il y ait des accusations criminelles contre ceux qui se sont mis ensemble pour effectuer cette tentative d'extradition frauduleuse », a-t-il dit.

Rappelons que les cinq hommes ont été arrêtés en 2005 lors d'une importante frappe policière de la SQ et de la GRC. Le projet Cure visait un réseau de trafiquants de marijuana. Cette journée-là, c'est une quarantaine de personnes qui ont été menottées et accusées. 

Onze d'entre elles étaient visées par une extradition vers les États-Unis. Celle-ci a été refusée par un juge en raison d'un manque de preuves.

Depuis, certains ont été trouvés coupables, d'autres non. Il ne restait que le deuxième procès de M. Kyling et ses quatre acolytes, leur premier verdict de culpabilité prononcé ayant été invalidé par la Cour d'appel en 2013, notamment parce que le jury au procès n'était pas assez bilingue.

De nombreuses requêtes avaient été déposées par Me Walsh au fil des ans, dont un arrêt des procédures pour délais déraisonnables en 2015, mais il lui a été refusé.

Aujourd'hui âgé de 74 ans, Werner Kyling et ses acolytes peuvent maintenant tourner la page sur les douze dernières années de leur vie, durant lesquelles ils ont purgé 30 mois de prison.

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