Pas d'enquête préliminaire dans Muraille

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L'opération Muraille avait donné lieu à plusieurs perquisitions, notamment à Roxton Falls.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les procédures judiciaires découlant de l'arrestation, en juin 2016, de membres présumés d'un réseau de trafic de drogue dans la région de Granby s'annoncent moins longues que prévu.

La Couronne déposera jeudi, à Sherbrooke, des actes d'accusation privilégiés pour la trentaine d'accusés de l'opération Muraille. Si la procédure est accueillie, tous leurs dossiers iront directement à procès.

Trois semaines étaient envisagées pour les enquêtes préliminaires des accusés qui en avaient fait la demande. Parmi eux figurent les têtes dirigeantes alléguées Richard Skinner, de Cowansville, et André Madore, de Roxton Falls. 

Préparation

L'avocat de ce dernier déplore que cette procédure survienne alors que les avocats de la défense avaient déjà commencé à se préparer pour l'enquête préliminaire. Me Robert Jodoin se dit néanmoins content de la situation « pour des raisons stratégiques » qu'il refuse de divulguer.

Il soupçonne que le principal témoin de la Couronne - un délateur - pose problème, d'où l'intérêt de ne pas le faire témoigner tout de suite. La question des délais judiciaires entrerait aussi en ligne de compte, dit-il.

Me Jodoin ajoute qu'André Madore pourrait demander à nouveau d'être libéré avant son procès. Son autre client dans ce dossier, Marc Bernatchez, préfère rester détenu.

Analyse

Il n'y a « pas de raison particulière » pour que les actes d'accusation privilégiés soient déposés à ce stade-ci, indique Me Caroline Meilleur, du ministère public. « Il fallait analyser la preuve et attendre d'avoir les autorisations nécessaires », dit-elle.

La grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA (ecstasy), cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario. Des avis de peines minimales variant d'un à trois ans de prison ont été déposés dans plusieurs dossiers.

Pour leur part, les accusés ont annoncé qu'ils souhaitaient un procès devant juge et jury. Les audiences se déroulent à Sherbrooke pour des raisons de sécurité, compte tenu du nombre de détenus.

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