Spectacles extérieurs au Bistro 633: les opposants persistent et signent

Trois des opposants aux spectacles extérieurs au Bistro... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

Agrandir

Trois des opposants aux spectacles extérieurs au Bistro 633, Lise Gagné (au premier plan en rose), Florence Hupin et André Côté ont réitéré leur «ras-le-bol» en marge de la séance du conseil de Bromont, lundi.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le bras de fer que se livrent Luc Viens, propriétaire du Bistro 633 à Bromont, et un groupe de citoyens résidant à proximité du restaurant du Vieux-Village a refait surface lundi à la séance du conseil.

L'affaire concernant des plaintes pour bruit excessif lors de spectacles musicaux extérieurs au Bistro 633 était latente depuis quelques mois. Or, l'approbation par les membres du conseil de plans pour la modification de la pergola de la terrasse arrière du restaurant a fait vivement réagir les opposants du voisinage. 

« On en a assez du bruit au bistro. C'est clair qu'en investissant dans son gazebo, Luc Viens ne veut pas arrêter ses activités à l'extérieur. C'est un non-sens que ça continue, a lancé en entrevue Florence Hupin en marge de la séance. On ne peut pas accepter qu'un commerce nous empoisonne­ la vie comme ça. » 

En 2015, le restaurateur a ajouté une terrasse à l'arrière de son établissement de la rue Shefford pour que des musiciens locaux s'y produisent durant la saison estivale. Peu de temps après le début des prestations en plein air, à raison de trois soirs par semaine, le propriétaire du bistro a reçu la visite des policiers. Ainsi, Luc Viens s'est fait coller pour près de 6000 $ de constats d'infraction pour nuisance depuis la fin mai. Exaspéré, l'homme d'affaires avait levé le voile sur ce qu'il considère comme « de l'acharnement » lors de la séance du conseil d'octobre. 

Ces plaintes émanent notamment de Mme Hupin. Elle avait soutenu que le bruit est « insoutenable ». « La fréquence et le volume sonore sont de réels problèmes, a-t-elle dit. J'ai l'impression d'être juste à côté du groupe de musique. » Des propos qu'endossent Lise Gagné et son conjoint André Côté, qui habitent également dans le voisinage du bistro. 

Par ailleurs, pas question pour le restaurateur d'acquitter une facture aussi salée sans faire valoir ses droits devant les tribunaux. La date du procès concernant la contestation des contraventions a été fixée au 6 juin en raison du départ à la retraite du juge dans le dossier. L'affaire pourrait toutefois revenir plus rapidement en cour si de nouvelles cases horaires se libèrent, a précisé l'avocat qui représente Bromont, Me Jocelyn Bélisle.

Un cran plus loin

Florence Hupin doit rencontrer sous peu le directeur de l'urbanisme de Bromont, Jean-François Vachon, pour discuter du dossier. Elle veut toutefois pousser le mouvement contestataire un cran plus loin en déposant une plainte officielle à la Régie des alcools, des courses et des jeux, a-t-elle indiqué à La Voix de l'Est

De son côté, Luc Viens a mentionné être en pourparlers avec la Ville pour tenter de trouver un terrain d'entente pour poursuivre ses spectacles extérieurs. « À la demande de Jean-François [Vachon], je lui ai récemment soumis la liste des événements que je voudrais faire avec les dates. Il m'a dit qu'il me reviendrait au cours des prochaines semaines, possiblement avec une formule de dérogation mineure. Un peu comme la Ville a fait pour ses spectacles sous le gazebo à l'église. Mais ça demeure une hypothèse pour le moment », a-t-il soutenu.

Selon le restaurateur, le calendrier de spectacles extérieurs serait amputé d'une vingtaine d'événements comparativement à l'an dernier, passant de 70 à près de 50. « Je couperais les jeudis, a-t-il précisé, et je me concentrerais le week-end. » Or, la confrontation semble inévitable avec le groupe d'opposants, a déploré M. Viens. « Je paie des taxes commerciales. Je suis sur la rue Principale. Je n'exagère pas avec des prestations jusqu'à 3 h du matin. Les musiciens que j'engage n'utilisent pas d'instruments amplifiés comme la guitare électrique, a-t-il dit. Donc, je fais mon bout pour faire les choses convenablement. C'est dommage qu'un petit groupe de citoyens reste sur ses positions et ne soit pas ouvert au dialogue. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer