Projet du Parc des sommets: Robert Désourdy remet 10 000 $

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L'homme d'affaires Robert Désourdy a annoncé lundi qu'il remettait  10 000$ pour le Parc des sommets de Bromont.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le propriétaire du restaurant St-Hubert de Bromont, Robert Désourdy, est un acteur de la première heure dans l'affaire du projet de parc protégé dans le massif du mont Brome. Prêchant par l'exemple auprès des commerçants et de la population de la région, l'homme d'affaires a annoncé, lundi, qu'il offrait 10 000 $ à la campagne de financement pour la création du Parc des sommets.

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Les élus ont adopté à l'unanimité une résolution d'appui à sa démarche.

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«Il y a déjà plus de cinq ans qu'on a lancé l'idée d'avoir un parc dans le massif, a indiqué en entrevue l'ex-président de Protégeons Bromont, l'organisme qui pilote l'initiative avec Conservation de la nature Canada (CNC). Il y a eu bien du chemin parcouru pour que le projet se concrétise, mais il en reste encore beaucoup à faire. [...] Évidemment, je veux contribuer, alors la rôtisserie St-Hubert de Bromont donne 10 000 $. Et je veux déclencher un électrochoc chez les commerçants pour qu'ils embarquent aussi.»

M. Désourdy a déposé officiellement un document concernant sa contribution lors de la séance du conseil de Bromont, lundi. Les élus ont adopté à l'unanimité une résolution d'appui à sa démarche.

Et ils n'auront guère le loisir de l'oublier. Non sans humour, Robert Désourdy leur a offert en guise de «porte-bonheur et d'aide-mémoire», lundi soir, une paire de souliers de marche pour bébé soigneusement enveloppée dans une mini boîte de St-Hubert... Un cadeau qu'il a invité la mairesse Pauline Quinlan à conserver dans son bureau pour se rappeler son engagement envers les générations futures.

Rappelons qu'après avoir fait du surplace durant des mois, le projet de parc a progressé après la conclusion d'une entente, en novembre, entre CNC et Bromont Immobilier, dont Charles Désourdy est le président. Celle-ci prévoit qu'une somme de 7,25 M $ devra être versée au promoteur pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8. À cela s'ajoute une série de sentiers. La date butoir pour réunir la somme est le 1er février 2018.

Si le montant de 7,25 millions $ est amassé avant cette date, l'intégralité du territoire sera convertie en parc, mettant ainsi un terme à tout projet de développement immobilier. De son côté, Bromont s'est engagé à contribuer à hauteur de 2,75 M $ pour la réalisation du parc protégé. Si la cible n'est pas atteinte, Bromont pourrait utiliser la somme qu'elle consent au projet pour acheter le mont Bernard et la portion du vaste site comportant des EFE (écosystèmes forestiers exceptionnels). Pour sa part, Protégeons Bromont a recueilli à ce jour près d'un demi-million de dollars, soit la moitié de son objectif. 

Deux mois

Robert Désourdy a amorcé sa campagne auprès des gens d'affaires de la région en parallèle à celle de Protégeons Bromont. «Ce parc sera d'envergure similaire à celle du mont Royal. Il y a déjà des centaines de personnes qui [y] font de la randonnée chaque semaine. Et je me rends compte qu'elles viennent de partout. L'idée, c'est que tous ces utilisateurs actuels et éventuels contribuent à ce que le projet voie le jour.» M. Désourdy a donc entamé l'opération séduction auprès des commerçants. «En 2013, des dizaines de propriétaires de commerces ont signé la pétition que j'ai lancée pour la création du parc. En plus du 10 000 $ [de St-Hubert Bromont], je veux aller chercher 50 000 $ supplémentaires. [...] Je me donne deux mois pour y arriver.»

En fait, Robert Désourdy croit que tous les ingrédients sont réunis pour que les commerçants adhèrent au projet. «Oui, il y a eu une confrontation, a dit l'homme d'affaires, faisant référence au bras de fer judiciaire entre la Ville et Faubourg 1792, une filiale de Bromont immobilier, lorsque la huitième phase du Val des Irlandais (Val 8) a été stoppée par les conseillers municipaux bromontois. Certains commerçants étaient pris entre l'arbre et l'écorce [pendant le litige]. Mais aujourd'hui, on regarde tous dans la même direction. Les deux parties se sont entendues sur le montant à payer pour acheter les terrains et on va aller le chercher ensemble, pour les gens de la région.»

En ce qui concerne la campagne de financement chapeautée par Protégeons Bromont et CNC, elle doit être lancée auprès du grand public d'ici le printemps. Entre-temps, il est possible de faire des dons en ligne à l'adresse www.conservationdelanature.ca/bromont-dons.

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