Résidence pour aînés en zone commerciale: pas une erreur, dit le promoteur

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Le Groupe Renaissance veut construire un édifice de 150 logements pour des personnes retraitées.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Construire un édifice à logements pour personnes âgées dans un secteur où pullulent les commerces n'est pas une erreur, assure Vincent Fauteux, un des promoteurs du projet Renaissance à Cowansville. Leur présence répond aux besoins des futurs locataires, assure-t-il.

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Le terrain lorgné par les promoteurs se trouve dans la rue Jean-Besré, à côté du Super C et d'une boutique Sports Experts.

Alain Dion, La Voix de l'Est

La décision de bâtir l'édifice de 150 logements destiné à accueillir des personnes âgées autonomes dans la rue Jean-Besré, à un jet de pierre de nombreux commerces, notamment un Super C et une succursale de la SAQ, se défend, soutient M. Fauteux. Les études de marché indiquent que cette clientèle souhaite être à proximité de commerces, explique-t-il. «C'est un endroit propice. Tous les projets d'envergure du genre se bâtissent dans des secteurs commerciaux à forte densité.»

L'homme d'affaires, dont le groupe Renaissance possède des édifices du genre à Sherbrooke, Magog et Thetford Mines, s'est dit lui-même surpris que cette clientèle préfère habiter dans des secteurs commerciaux. «On pense qu'ils voudraient être près de la nature, dans des coins tranquilles. Mais ce n'est pas ce qu'ils recherchent. Leur notion de liberté est liée à la proximité des services, des commerces. Ils veulent être proches pour faire leurs affaires», dit-il.

M. Fauteux cite en exemple les deux édifices pour personnes âgées construits ces dernières années dans le secteur des Galeries de Granby. Même chose le long du boulevard Portland à Sherbrooke, tout près du centre commercial le Carrefour de l'Estrie. «Les projets se remplissent sur les artères achalandées. C'est ce qu'on voit sur le marché.»

Directeur général de Le Renaissance, M. Fauteux a communiqué avec La Voix de l'Est vendredi pour réagir à la lettre d'opinion dans nos pages signée par Roger Rouleau. Le résidant de Cowansville s'oppose à ce que la Ville modifie le zonage du secteur pour permettre un usage de type résidentiel. «(...) Le site est zoné commercial. Je ne pense pas qu'un édifice résidentiel a sa place à cet endroit (...) ! Il y a d'autres endroits où installer ce monument. Dans ce secteur, il n'y a pas d'arbres, pas de trottoirs, beaucoup de circulation et de pollution. (...) Bref, un bâtiment résidentiel doit s'installer dans un secteur résidentiel et le plan d'urbanisme est le fruit de cette réflexion. Qu'on suive le plan d'urbanisme», écrivait-il.

D'autres terrains ont été considérés, souligne M. Fauteux. «On a fait le tour de la ville avec le maire (Arthur Fauteux, aucun lien de parenté). C'est un no brainer de s'installer là. C'est vraiment le meilleur endroit où s'installer», dit-il.

La firme Léger, mandatée par la Ville, mène jusqu'à mercredi un sondage pour connaître l'opinion des citoyens. Les résultats seront dévoilés le 7 mars, lors de l'assemblée régulière du conseil. Le conseil décidera alors s'il adopte un changement de zonage. Dans ce cas, un registre devra être ouvert. Les résidants du secteur pourront signer un registre demandant la tenue d'un référendum sur la modification de zonage.

Investisseurs de la place

Par ailleurs, Guy St-Louis, Jean-Guy Hébert et Steve Hébert se joignent au projet. La direction de Renaissance a conclu une entente avec les trois hommes d'affaires de Cowansville pour qu'ils fassent partie de l'équipe, a dit Vincent Fauteux. Il n'a pas voulu dévoiler la nature financière de l'entente. Les dirigeants de Renaissance assumeront la gestion de l'édifice, a-t-il dit.

Notons que le terrain lorgné par les promoteurs est la propriété de M. St-Louis.

L'arrivée des trois hommes vise à rendre le projet plus acceptable socialement, indique M. Fauteux. «On est des outsiders. Les gens aiment ça quand ce sont des gens de la place qui investissent. Ça rend le projet plus acceptable», a-t-il dit candidement.

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