Une infirmière auxiliaire vole des narcotiques à son travail

Marie-Claude Dufresne a reconnu s'être approprié environ 50 ampoules... (archives La Presse)

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Marie-Claude Dufresne a reconnu s'être approprié environ 50 ampoules de Dilaudid 2 ml (un opiacé), 10 comprimés d'Hydromorphone (un dérivé de la morphine) et 200 comprimés de Méthylphénidate (Ritalin) dans l'exercice de ses fonctions, ainsi que d'avoir travaillé après avoir consommé divers narcotiques.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Une infirmière auxiliaire de Granby, Marie-Claude Dufresne, a reconnu avoir subtilisé des médicaments et d'en avoir consommé sur les lieux de son travail.

Son employeur, le CIUSSS de l'Estrie, a découvert ses agissements en mars 2016 avant de porter plainte à l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec et de la renvoyer. Elle travaillait alors au centre d'hébergement et de soins de longue durée de Coaticook.

La plainte a été retenue et Mme Dufresne a plaidé coupable et a reconnu, devant le conseil de discipline de son ordre le 31 janvier, s'être approprié environ 50 ampoules de Dilaudid 2 ml (un opiacé), 10 comprimés d'Hydromorphone (un dérivé de la morphine) et 200 comprimés de Méthylphénidate (Ritalin) dans l'exercice de ses fonctions, ainsi que d'avoir exercé sa profession à plusieurs reprises après avoir consommé sur les lieux de son travail divers narcotiques et médicaments. Les faits se sont déroulés de juillet 2015 à mars 2016.

« L'ordre représente 29 000 infirmières et infirmiers auxiliaires. On a annuellement 80 demandes d'enquêtes et un peu plus de 20 vont devant le conseil de discipline, expose Régis Paradis, président et directeur général de l'ordre. En contrepartie, je reconnais naturellement que c'est toujours un cas de trop. Ce sont des manquements au code de déontologie. Effectivement, c'est grave d'aller subtiliser des médicaments. Cependant, je dois préciser que, bien que ces médicaments-là aient été subtilisés à partir de médicaments qui appartenaient à des patients sous sa charge, en aucun moment les patients n'ont été privés de leurs médicaments. Une nuance que je veux préciser. »

Les médicaments se trouvaient dans le chariot de médicaments. L'infirmière en question s'est également procuré des produits périmés. « Elle les consommait pour elle-même, ajoute M. Paradis­. Ce que l'enquête a démontré, en aucune façon il n'y a eu du trafic de ces médicaments-là. Elle était semble-t-il dans une grande période de fragilité et de stress. Elle a avoué en avoir consommé sur les lieux de travail. »

Peine de 6 à 12 mois

La peine que subira Marie-Claude Dufresne, qui ne s'est pas trouvé de nouvel emploi comme infirmière auxiliaire depuis son congédiement en mars 2016, sera déterminée par le président du conseil de discipline d'ici trois mois. Selon la jurisprudence en semblable matière, elle pourrait être radiée de l'ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec pour une période de 6 à 12 mois, précise Régis Paradis.

« Les gens qui subtilisent des médicaments, dans la quasi-totalité des cas, finissent par se faire découvrir. Ç'a été la même chose pour madame. Les mesures de contrôle sont rigoureuses. »

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