Victime d'une chute à cheval: Pierre Paradis au repos forcé

Il est impossible de savoir ce qu'il adviendra... (archives La Presse canadienne)

Agrandir

Il est impossible de savoir ce qu'il adviendra des dossiers dans Brome-Missisquoi de Pierre Paradis tant qu'on n'en saura pas davantage sur sa période d'absence.

archives La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Granby) Victime d'une commotion cérébrale à la suite d'une chute à cheval, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, doit se retirer temporairement de ses fonctions.

« M. Paradis est confiant de retourner au travail dans les plus brefs délais, mais il est forcé au repos par ses médecins », indique l'adjointe du ministre, Laurence Lemieux.

Pierre Paradis, âgé de 66 ans, doit rencontrer son médecin de nouveau vendredi. « Nous en saurons plus à ce moment concernant la période d'absence de M. Paradis », affirme Mme Lemieux.

C'est son collègue au ministère des Transports, Laurent Lessard­, qui le remplacera durant la période de repos, a fait savoir le cabinet du premier ministre Philippe Couillard. « Laurent Lessard agira comme ministre de l'Agriculture. L'équipe est toujours en place, donc les différents dossiers pourront quand même avancer », affirme Laurence Lemieux. 

L'accident du doyen du caucus libéral, un fervent amateur d'équitation, serait survenu en début de semaine. Il aurait consulté un médecin après une chute, disant ne pas se sentir bien. « Ce ne serait pas nécessairement grave, mais ça nécessite du repos. Son état n'est pas inquiétant. De ce qu'on sait, ce serait une légère commotion », explique l'adjointe du ministre.

«Mon frère, il est fait fort»

Joint par La Voix de l'Est en fin de soirée, son frère, Denis Paradis, député fédéral de Brome-Missisquoi, s'est montré très compatissant. «Mon frère, il est fait fort. Mais lorsque tu es ministre et que tu ne peux pas faire ta fonction à 100%, c'est mieux de prendre une période de repos. Je lui ai parlé brièvement et c'est même les médecins qui l'ont forcé au repos, même si ce n'est rien de grave», indique Denis Paradis.

«Ce n'est pas sa première chute en carrière, lui qui adore faire de l'équitation. Mais il a subi une chute durant les Fêtes. Selon moi, c'est le cumul des deux chutes dans un laps de temps rapproché qui fait en sorte qu'il ait subi une commotion», ajoute-t-il. 

Denis Paradis ne se trouvait pas avec son frère cette semaine au moment de l'accident. «Habituellement, il fait ça - de l'équitation - soit à Bromont ou à Sutton», précise le député fédéral.

Il est impossible de savoir ce qu'il adviendra des dossiers dans Brome-Missisquoi de Pierre Paradis tant qu'on n'en saura pas davantage sur sa période d'absence. 

Pierre Paradis a été élu pour la première fois en 1980. Il siège depuis sans interruption à l'Assemblée nationale.

« On va continuer à travailler »

Rencontré en soirée par La Voix de l'Est, le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Haute-Yamaska, Jérôme Ostiguy, se montrait pour sa part désolé de la situation.

« Je n'ai rien contre l'homme, a-t-il dit. Mais je n'appréciais pas sa manière de traiter les dossiers. »

 L'UPA et ses membres s'opposent à la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA), qui est entrée en vigueur au début de l'année. Cette réforme ferait en sorte qu'une majorité d'agriculteurs verront leur compte de taxes grimper de près de 50 %, soutient l'UPA.

L'organisation syndicale menace d'ailleurs de bloquer l'accès des terres aux motoneigistes si aucune entente n'est conclue avec le gouvernement provincial d'ici le 1er février. Si Québec ne répond pas aux demandes des producteurs, un mot d'ordre provincial sera lancé le 6 février pour inciter les producteurs agricoles à interdire l'accès aux sentiers. « Ça approche vite, M. Lessard aura des décisions à prendre rapidement », estime M. Ostiguy. 

« On se questionne à savoir si l'arrivée de M. Lessard va changer quelque chose. Une chose est sûre, on va continuer de travailler », lance Jérôme Ostiguy, qui espère que le PCTFA sera repoussé d'un an pour permettre une bonne négociation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer