Saoul au travail: trois mois de prison pour un ex-col bleu

Stéphane Pontbriand purgera sa peine les week-ends.... (archives La Voix de l'Est)

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Stéphane Pontbriand purgera sa peine les week-ends.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Un ex-employé municipal de la Ville de Granby a écopé de 90 jours de prison, lundi, pour avoir conduit une saleuse en état d'ébriété.

La juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, a entériné l'entente proposée le mois dernier par la Couronne et la défense. En plus de sa période de détention, l'accusé Stéphane Pontbriand, 35 ans, ne pourra conduire de véhicule moteur pendant deux ans.

Le tribunal a aussi accepté que l'ex-col bleu purge sa peine un week-end sur deux afin qu'il puisse continuer de voir ses enfants, dont il a la garde partagée. Environ une année sera donc nécessaire pour qu'il fasse son temps.

Embardée

M. Pontbriand avait été arrêté après que le véhicule municipal qu'il conduisait se fut retrouvé dans un fossé du chemin Coupland, tôt le matin du 15 février 2014. Les policiers avaient alors constaté que l'employé avait les yeux vitreux et dégageait une forte odeur d'alcool. Son taux d'ivresse était de presque le double de la limite permise.

La Ville l'a congédié un mois plus tard, indiquant qu'elle n'avait «pas d'alternative» que d'envoyer un message clair à ses employés. «On doit leur faire comprendre que c'est tolérance zéro en matière d'ébriété», avait alors dit le directeur général Michel Pinault. 

L'employé fautif, qui était permanent depuis novembre 2012, «mettait en danger sa propre sécurité, celle des citoyens et les biens de la communauté». Stéphane Pontbriand cumulait aussi deux antécédents judiciaires du même ordre, en plus d'une accusation pour possession de drogue, en 2004, pour laquelle il avait obtenu une absolution.

Impact

Selon Me Pascale Gauthier, de la défense, la dernière arrestation de son client a eu un fort impact sur lui. Il a suivi deux thérapies pour son problème d'alcool et se serait pris en main, tout en accusant encore durement le coup. «C'est une période difficile pour lui», a dit Me Gauthier. Il est présentement en arrêt de travail et suivi par un médecin.

De nombreux reports et deux changements d'avocat, de la part de l'accusé, expliquent le délai écoulé entre son arrestation et sa condamnation, a indiqué Me Geneviève Crépeau, du ministère public.

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