Partager l'art de génération en génération

Isabelle Labrecque, Sylvie Dupré et Amy Wilson, respectivement... (Alain Dion)

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Isabelle Labrecque, Sylvie Dupré et Amy Wilson, respectivement directrice générale, chargée de projet et éducatrice spécialisée au Centre de pédiatrie sociale Main dans la Main.

Alain Dion

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Cowansville) « Partager l'art » prendra son envol en février prochain au centre de pédiatrie sociale en communauté Main dans la Main de Brome-Missisquoi. Un jumelage créatif qui sera autant favorable aux enfants qu'aux aînés qui y prendront part.

Chant, danse, théâtre, peinture, tricot, cuisine, photographie, pyrographie, bricolage, et pourquoi pas la rigolothérapie figureront au nombre des activités qui feront l'objet d'ateliers offerts par des aînés de la région à environ une cinquantaine d'enfants de huit à quatorze ans qui fréquentent le centre. 

Le centre Main dans la Main dessert 188 enfants vulnérables, originaires de plusieurs municipalités de Brome-Missisquoi. Déjà, le centre offre plusieurs activités à sa jeune clientèle, notamment la zoothérapie, la lecture aux animaux, la thérapie par l'art, des ateliers de cuisine et l'accompagnement aux devoirs, pour ne nommer que celles-là.

« Partager l'art » est donc un bel ajout à l'offre de services, signale Isabelle Labrecque, directrice générale du centre.

« On veut développer des passions afin que les enfants se découvrent des habiletés insoupçonnées et développent leur estime de soi, affirme-t-elle ensuite. Il y a des enfants qui ne se sont jamais fait dire : "Bravo, t'es bon, t'es capable." Ça peut être très valorisant. »

Des bénéfices pour tous

Les effets bénéfiques des activités du centre de pédiatrie sociale sont probants, a-t-on tenu à souligner. « Je pense par exemple à une petite fille très timide qui bégayait quand on l'a rencontrée, se souvient Amy Wilson, éducatrice spécialisée. Elle a fait l'activité où on fait la lecture à un animal. Au fil des semaines et des sessions, elle s'est ouverte. Elle a amélioré sa lecture et son bégaiement a cessé. En classe, son professeur a remarqué qu'elle avait plus d'assurance, qu'elle socialisait plus. Pour nous, et pour elle, c'est une belle fierté, une grande réussite. »

Mais il n'y a pas que les petits qui tireront profit de l'expérience. « Pour certains aînés, ça va briser leur isolement. Beaucoup seraient heureux de partager leur passion et de donner de leur temps », estime Sylvie Dupré, chargée de projet responsable de « Partager l'art ».

« Il y a des enfants dont les grands-parents vivent loin, et des grands-parents qui ne peuvent pas voir leurs petits-enfants en raison de la distance. Le projet répond à un besoin de part et d'autre, renchérit Mme Labrecque. C'est un contexte qui se veut ludique, pour que les enfants et les aînés passent du bon temps ensemble. »

Le projet est rendu possible grâce à une aide financière du gouvernement fédéral, obtenue le printemps dernier dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour les aînés. L'enveloppe de 25 000 $ permettra l'embauche d'une chargée de projet, l'acquisition du matériel nécessaire, la formation des bénévoles - qui doivent être âgés de 50 ans et plus - et le remboursement de leurs frais de déplacement, s'il y a lieu.

Les ateliers hebdomadaires devraient s'échelonner sur six à douze semaines, selon la disponibilité des bénévoles qui les animeront. Un vernissage de tous les projets artistiques aura lieu en toute fin du programme, vers le mois de juin. 

Bénévoles recherchés

Jusqu'à présent, le centre a reçu une réponse très favorable à son initiative. Plusieurs bénévoles ont manifesté de leur intérêt, comme trois Cercles des fermières et quatre CHSLD de la région. « Quand je parle du projet, je ne reçois que des sourires », illustre Mme Dupré.

Le centre est toutefois toujours à la recherche d'aînés désireux de partager leur passion pour un art, quel qu'il soit. 

Une soirée d'information aura lieu le mercredi 18 janvier entre 17 h et 20 h, dans les locaux du centre à la Maison Nesbitt de Cowansville. Les participants y auront leur tout premier atelier de formation et pourront se familiariser avec les intervenants de l'organisme qui les accompagneront tout au long du projet. « On veut bien outiller nos bénévoles, qu'ils connaissent notre équipe et qu'ils n'hésitent pas à la consulter s'ils ont des questions », explique Mme Labrecque. 

Le projet étant tout nouveau, on se laisse une marge de manoeuvre afin de s'adapter. « L'important, c'est que les bénévoles se sentent bien dans leur rôle », renchérit l'administratrice.

Pour plus d'informations sur le programme ou pour s'inscrire à la soirée du 18 janvier, prière de contacter le centre de pédiatrie sociale au (450) 260-1414, poste 2, ou d'écrire un courriel à reception@cpscmaindanslamain.org

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