Cowansville: la dette fait encore des vagues

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Le maire Arthur Fauteux et la conseillère Corinne Labbé en ont encore décousu sur les finances de la Ville.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) L'impact de l'endettement de la Ville de Cowansville sur ses finances futures continue d'être une source de mésentente entre la conseillère Corinne Labbé et les autres membres du conseil.

La représentante du quartier de Ruiter a réitéré mardi soir sa crainte que les Cowansvillois subissent une augmentation de taxes foncières dans les prochaines années, conséquence des emprunts de la Ville pour réaliser l'ensemble de ses travaux d'infrastructures.

En réponse à un citoyen qui lui demandait comment elle pouvait tirer une telle conclusion, Mme Labbé a expliqué que la dette grimpera de 10 millions de dollars d'ici la fin de l'année, atteignant 32,7 M $. Le service de la dette de la Ville, soit le remboursement du capital emprunté ainsi que les intérêts, augmentera du même coup, a-t-elle indiqué. « C'est un choix politique. Je ne le juge pas. Mais il faut savoir où on s'en va avec ça », a-t-elle dit. La conseillère estime qu'une hausse des taxes foncières à court terme semble inévitable pour que la Ville respecte ses obligations de remboursement.

Le maire Arthur Fauteux ne partage nullement l'analyse de Mme Labbé. Le programme triennal d'immobilisations 2017 prévoit en effet des dépenses importantes, mais la Ville est capable d'y faire face financièrement, surtout que des subventions gouvernementales y sont associées. Laisser croire aux citoyens, comme le fait la conseillère, que leurs taxes foncières augmenteront est irresponsable­, soutient-il.

Il a rappelé avec ironie que sa collègue à la table du conseil avait prédit l'automne dernier que les taxes foncières allaient augmenter en 2017. Ça n'a pas été le cas, a-t-il pris un malin plaisir à souligner. « Votre boule de cristal de 2018 et de 2019 n'est pas meilleure que celle de 2017 », a-t-il lancé.

Le débat entre les deux élus s'est abruptement terminé quand un citoyen a lancé de la salle une question au maire. « Est-ce que vous lui dites ça parce qu'elle ne mange pas dans votre main ? », a-t-il demandé.

Choqué, M. Fauteux a rétorqué qu'il s'agissait d'un commentaire « cheap ». Il a prestement mis fin à la période de questions, puis à l'assemblée. Il était encore rouge de colère et agité au terme de la rencontre. « On n'a pas à endurer ça. Non. Il y a quand même des limites à ce que les gens peuvent nous dire. »

Emprunt parapluie

Le conseil a adopté plus tôt un règlement d'emprunt de 3,1 millions de dollars. Il s'agit d'un « emprunt parapluie » en ce sens que plusieurs projets y sont attachés. La Ville procède de cette façon pour gagner du temps dans la planification de ses travaux.

Une municipalité peut emprunter jusqu'à 0,25 % de la valeur de sa richesse foncière sans l'associer à un projet précis, a expliqué la trésorière Josée Tassé. Elle a comparé cette manière de procéder à un outil de gestion.

En temps normal, a dit le maire, entre l'adoption d'un règlement d'emprunt et l'obtention de l'accord du Ministère pour emprunter le montant demandé, il peut s'écouler­ trois mois. 

« On sait quels sont nos projets, mais on ne sait pas encore combien ils vont coûter. Avec un règlement d'emprunt parapluie, on se donne une marge de manoeuvre pour bien les préparer. C'est pas mal mieux que d'attendre chaque fois qu'on est prêt pour un projet­ », illustre M. Fauteux.




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