Agression sexuelle sur une fillette: Laurent St-Martin coupable

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Le tribunal n'a pas cru la version de Laurent St-Martin, qui clamait son innocence.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Un journalier de Granby a été trouvé coupable, lundi, d'avoir agressé sexuellement une fillette.

Le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec, a déclaré Laurent St-Martin coupable des quatre accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels qui pesaient contre lui. La victime était âgée de 6 à 12 ans au moment des crimes. Elle se faisait fréquemment garder chez l'accusé, qu'elle considérait comme un grand-père. 

Les gestes commis, qui incluent attouchements, masturbation et cunnilingus, sont survenus plusieurs fois par mois entre 2007 et 2014.

M. St-Martin, qui avait plaidé non coupable, niait toute infraction. Au cours du procès, il a soutenu qu'il ne s'était jamais retrouvé seul avec l'enfant, ce qu'il a nuancé par la suite en disant que c'était peu fréquent.

La configuration des pièces de sa maison rendait aussi impossible la commission de certaines infractions, a-t-il indiqué. Un argument à nouveau malmené par le juge, qui a rappelé que les plans fournis par l'accusé n'étaient pas exacts.

Libido

Finalement, l'ex-plombier invoquait être impuissant et n'avoir plus de libido depuis une opération à l'aine subie en 2007. Or, sa déclaration initiale aux policiers disait plutôt qu'avoir une érection lui était difficile, mais pas impossible.

«La version de l'accusé ne peut être crue d'emblée, a dit le juge Dunnigan. On peut douter de sa sincérité.»

Il a ajouté que la version de la plaignante, aujourd'hui âgée de 14 ans, ne semait pas de doute raisonnable dans son esprit. Il l'a qualifiée de «crédible et fiable». Son témoignage a été flou sur certains lieux et dates, mais ces erreurs doivent être relativisées, a dit le magistrat. 

«Un enfant peut oublier des détails sans que cela démontre qu'elle se méprend. Une erreur de date n'est pas un élément crucial.» La thèse d'une vengeance à la suite d'une réprimande, telle qu'avancée par l'accusé, a aussi été rejetée par le juge.

Soulagement

M. St-Martin n'a pas réagi à l'audition du verdict et ne s'est pas adressé à La Voix de l'Est à sa sortie de la salle d'audience. Du côté de la mère de la victime, elle s'est dite «soulagée» de l'issue du procès.

«On ne s'attendait à rien, a-t-elle souligné. Je trouve ça quand même triste. Tu côtoies des gens, mais tu ne les connais pas vraiment.»

Les parties ont fixé la suite des procédures judiciaires au début de février. À ce moment, une date sera fixée pour les plaidoiries sur la peine. M. St-Martin n'avait pas d'antécédent judiciaire.

Il subit aussi un deuxième procès pour des gestes similaires qui auraient été commis aux dépens de deux garçons. Ce dossier revient devant la cour en janvier.

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