Un autre corps repêché dans la rivière Yamaska

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Un autre corps a été repêché dans les eaux glacées de la rivière Yamaska Nord, dimanche matin, non loin du pont Patrick-Hackett. Il s'agit du deuxième événement du genre en moins de 8 jours.

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(Granby) Un autre corps a été repêché dans les eaux glacées de la rivière Yamaska Nord, dimanche matin, non loin du pont Patrick-Hackett. Il s'agit du deuxième événement du genre en moins de 8 jours.

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« La période du temps des Fêtes, qui tire à sa fin, est toujours plus occupée, plus sensible. Il y a un plus grand achalandage, oui, mais également plus d'intensité dans les appels », affirme le directeur général du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY), Yves Bélanger.

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Un homme de 70 ans de Granby a commis l'irréparable, selon le sergent Claude Raymond, de la police de Granby.

« Vers 5 h 30 ce matin (di­manche), nous avons été appelés par quelqu'un d'inquiet de la famille. Nous avons ratissé le secteur. C'est à 8 h que nous avons fait la découverte », a-t-il indiqué.

Le corps repêché a été transporté à l'hôpital, comme c'est la procédure. Encore une fois, l'unité de sauvetage Haute-Yamaska a prêté main-forte aux policiers et aux ambulanciers sur place. 

C'est le coroner qui se chargera de l'enquête. Une autopsie sera effectuée au cours des prochains jours.

Phénomène de «contagion»

Ce nouveau drame attriste le directeur général du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY), Yves Bélanger. « La période du temps des Fêtes, qui tire à sa fin, est toujours plus occupée, plus sensible. Il y a un plus grand achalandage, oui, mais également plus d'intensité­ des appels », affirme-t-il.

Ce dernier se montre également préoccupé par le fait que deux personnes aient décidé de mettre fin à leurs jours au même endroit dans un laps de temps rapproché. Le 31 décembre dernier, la dépouille d'un Granbyen de 80 ans avait été retrouvée. 

 « Quand de tels drames surviennent, il est possible qu'il y ait contagion et que quelqu'un se trouvant dans un état de détresse ou de vulnérabilité semblable veuille faire de même. C'est là que le rôle de la communauté devient important, souligne Yves Bélanger. Il faut être vigilant, être attentif de ses proches, prendre des nouvelles, s'assurer que notre entourage va bien. »

Est-ce la première fois que le pont Patrick-Hackett est visé par des gens en proie à des idées noires ? 

« C'est une bonne question, mais je n'ai pas la réponse. C'est un phénomène nouveau - et préoccupant - sur lequel nous n'avons pas de statistiques. Ce n'est pas un endroit qui a souvent été utilisé par le passé. Ça doit donner lieu à des analyses pour voir quelles sont les mesures que nous pourrions prendre pour rendre l'endroit plus sécuritaire », dit le directeur général du CPSHY.

Soutien

Le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska est présent 24 heures sur 24 pour répondre aux gens en détresse. « Souvent, ce ne sont pas les gens qui sont en détresse qui appellent, mais bien des proches inquiets. Il ne faut pas hésiter à le faire. Par la suite nous pouvons prendre la relève et venir aider », indique le directeur général en précisant que dans la région, entre 20 à 25 personnes mettent fin à leurs jours chaque année. De ce nombre, 80 % sont des hommes âgés entre 25 et 60 ans.

« Ce qui est important aussi, c'est que les familles touchées par ces drames n'hésitent pas à nous appeler. Nous pouvons être présents et nous avons des mesures de postvention pour les accompagner dans leur deuil », dit le directeur général du CPSHY. 

La semaine de prévention du suicide se déroulera du 29 janvier au 4 février cette année. 

Programme des sentinelles

Du même souffle, Yves Bélanger­ rappelle l'existence du programme des sentinelles, qui s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes. D'une durée de sept heures et offert gratuitement, celui-ci est encadré par le ministère de la Santé. Ces personnes ressources sont formées et accréditées par le CPSHY pour reconnaître les indices avant-coureurs de comportements suicidaires et réagir adéquatement face à la situation.

« Actuellement, en Haute-Yamaska puis dans Brome-Missisquoi, on compte 360 sentinelles. On veut augmenter leur nombre parce qu'elles sont nos yeux et nos oreilles sur le terrain­ », dit-il.

Le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska offre ses services sans frais en tout temps aux personnes suicidaires, à leurs proches ainsi qu'aux personnes endeuillées, par le biais de sa ligne d'intervention au 1-866-277-3553 ou au numéro local, le 450-375-4252.

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