«C'était l'angoisse totale!»

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Un tireur fou s'en est pris à des voyageurs vendredi à l'aéroport de Fort Lauderdale en Floride.

Associated Press

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Danielle Côté et son mari Jean-Roch Bouchard étaient au terminal­ 2 de l'aéroport de Fort Lauderdale lorsqu'un tireur fou s'en est pris aux voyageurs. Heureusement pour eux, ils n'étaient pas dans la même salle que lui au moment des événements.

« Je n'ai rien vu. On était près des portes extérieures, raconte Danielle Côté. On était chanceux parce que deux minutes avant, mon mari allait me chercher quelque chose à manger et le tireur était proche de ces restaurants-là. »

Lorsque le mouvement de panique les a rejoints, Mme Côté et son mari se sont couchés par terre avant de recevoir l'ordre de sortir de l'aéroport.

« Il y avait trois vols à peu près qui partaient en même temps, c'était complètement plein. J'ai de la misère à marcher, mais je vais vous dire de quoi : j'en ai couru une shot ! »

Comme plusieurs, le couple a été confiné à l'intérieur de l'aéroport une fois le retour au calme. Personne n'avait le droit de sortir ou d'entrer, explique-t-elle, et les passagers ne savaient pas ce qu'il adviendrait de leur vol vers Montréal, qui a été annulé.

Il y a eu d'autres moments de panique, ajoute-t-elle, lorsque quelqu'un aurait fait mine d'avoir aussi une arme et lorsqu'il y a eu une rumeur de colis suspect, selon Mme Côté.

En fin de soirée, vendredi, de nombreux passagers ont pris place dans des « autobus de prisonniers » en direction du port, mais ils n'en savaient pas plus.

Mme Côté n'a que de bons mots pour décrire le travail des agents de sécurité et des policiers, dont l'un d'eux l'a invitée à s'assoir dans sa voiture puisqu'elle a du mal à se mouvoir.

« Les gens nous rassurent beaucoup. Quand ils ont évacué les gens, ils ont très bien fait ça. On était entourés de gardiens de sécurité, il y avait un bon contrôle. »

Le couple revenait d'une croisière et la fusillade rendra le 6 janvier certainement inoubliable pour eux. « Je n'ai jamais rien vécu de pareil de toute ma vie. C'était l'angoisse totale. C'est quelque chose à raconter à nos petits-enfants, mais ce n'est pas le fun de vivre ça. »

Pris dans l'avion

Un autre Granbyen, Marc Nadeau, aurait lui aussi vécu de près les contrecoups des tragiques événements. « Nous, depuis 9 h ce matin qu'on est dans l'avion. Nous sommes arrivés 5 minutes après la tuerie dans notre terminal. Nous sommes pris en otage, on ne peut sortir d'ici [de l'avion]. Le capitaine a essayé de partir vers Miami, sans résultat. Les autorités ne veulent pas. Rien à manger depuis ce matin », a-t-il répondu à l'appel à tous lancé par La Voix de l'Est sur sa page Facebook.

Il n'a pas été possible de lui parler vendredi.

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