La SACS amorce un virage important

Le président de la SACS, Marcel Bundock.... (Janick Marois)

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Le président de la SACS, Marcel Bundock.

Janick Marois

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La municipalité de Bromont devra trouver un nouveau gestionnaire pour la portion du site équestre olympique qui lui appartient. La Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), en pleine restructuration de ses activités, souhaite résilier l'accord à cet effet avec la Ville, a indiqué le président de l'organisation, Marcel Bundock.

En entrevue à La Voix de l'Est à la mi-décembre, M. Bundock a ouvert la porte à abroger l'entente de gestion avec la Ville. Le conseil d'administration de l'organisme sans but lucratif (OSBL) a finalement tranché. « On va rapatrier toutes nos activités sur nos terrains. On a un gros projet qui devrait voir le jour bientôt. La SACS amorce un virage important de son histoire », a-t-il dit, ne pouvant s'avancer davantage en raison de nombreuses ententes à ficeler avec d'éventuels bailleurs de fonds.

Le président de la SACS a également tenu à se faire rassurant à propos de la pérennité des événements sur le vaste site du chemin de Gaspé au cours des années à venir. « On veut définitivement poursuivre dans le créneau des compétitions équestres. Je dirais même qu'on ne veut pas le statu quo. On veut augmenter le nombre [d'épreuves] graduellement. »

Plan B

Le fait que le conseil municipal ait récemment refusé de subventionner les événements équestres pour 2017 a pesé dans la balance dans le choix de la SACS de ne pas poursuivre « l'entente de gestion et de mise en valeur du site olympique de Bromont », a concédé M. Bundock. Cet accord concerne les terrains appartenant à la municipalité, regroupant entre autres une vaste prairie où se déroule une portion des activités équestres, ainsi que la portion des « trois lacs ». Les élus ne veulent pas renouveler l'entente entre les deux parties, principalement en raison du non-respect des engagements de la SACS. 

De son côté, M. Bundock a dit avoir informé la Ville que la SACS souhaite résilier l'entente de gestion. Notamment à cause des coûts élevés d'entretien du site qui, selon lui, avoisinent 100 000 $ par an. La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, a corroboré avoir rencontré le président de la SACS à ce sujet. Toutefois, aucune décision n'a encore été prise par la municipalité.

« On regarde comment les choses évoluent. Ce sera un des sujets de discussion pour le début de 2017. [...] Si nous n'avons pas d'entente avec la SACS, il faudra voir quelle autre approche on prendra. Est-ce que ce sera [géré] à l'interne ou à [forfait] ? Ce sera aux élus qu'appartiendra­ la décision. »

Dettes

Les problèmes de liquidité plombent la SACS depuis plusieurs mois déjà. À ce chapitre, notons qu'un juge de la Cour supérieure a récemment autorisé le promoteur Denis Messier à liquider trois terrains contigus au site équestre olympique appartenant à l'OSBL, qui est en défaut de paiement de plus de 400 000 $ à son endroit.

En fait, la SACS était aux prises avec des dettes dépassant 1,2 M $ en date du 30 juin dernier, a indiqué M. Bundock. Selon celui-ci, toutes ces factures impayées à divers fournisseurs sont directement liées aux Jeux équestres mondiaux, qui devaient avoir lieu en 2018 à Bromont­. Le comité organisateur de l'événement, de concert avec la Fédération équestre internationale, ont tiré en juillet un trait définitif sur le projet de longue haleine.

M. Bundock­ s'attend à ce que près d'un million retourne dans les coffres de la SACS sous peu, préférant « pour le moment » taire la provenance de cette importante somme. « On devait s'occuper des infrastructures pour les Jeux. Au final, ça nous a causé bien des troubles. On traîne ça depuis l'été passé. [...] On a amorcé une restructuration financière. Tout le monde à qui on doit de l'argent sera payé. Ce sont des professionnels et on va s'en occuper correctement, car on veut continuer à faire affaire avec eux dans le futur. »

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