Prison et grosse facture pour un incendiaire

Louis Giguère avait mis le feu à son... (archives La Presse)

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Louis Giguère avait mis le feu à son logement dans lequel il faisait pousser du cannabis.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le tribunal n'a pas été tendre envers un producteur de drogue qui a mis le feu à son logement de Farnham, menaçant ainsi la vie des autres occupants de l'immeuble.

Louis Giguère, 57 ans, avait plaidé coupable il y a un an aux accusations de possession de marijuana et d'avoir incendié son appartement de la rue Gosselin, en juin 2013. « Les circonstances du crime n'ont rien de sympathique », a affirmé le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, lors du prononcé de la sentence.

Au moment du délit, l'homme aux cheveux et au bouc blancs cultivait de la marijuana chez lui. Son voisin du dessus lui avait demandé d'« aller faire ses cochonneries ailleurs », ce que l'accusé a refusé.

C'est dans ce contexte que M. Giguère, qui consommait aussi de la cocaïne et des amphétamines, a allumé le brasier de nuit « sachant que ses voisins seraient là ». Ceux-ci ont pu sortir in extremis

« La responsabilité de l'accusé est entière, a dit le juge. Il n'a rien d'un actif pour la société et ne recherche que le plaisir par la consommation de drogue. C'est un dangereux irresponsable. »

Sans assurance, le propriétaire de l'immeuble a tout perdu. Quant aux biens du voisin, la cour les estime à 10 000 $, somme que M. Giguère devra rembourser à sa sortie de prison à raison de 2000 $ par année pendant cinq ans. Une mesure que permet la Charte canadienne des droits des victimes entrée en vigueur en 2015.

Prison

Louis Giguère devra aussi purger 33 mois de prison, une peine à laquelle doit être retranché l'équivalent de trois mois passés en détention préventive. Un échantillon de son sang sera aussi prélevé pour archivage.

L'accusé semble fermé à tout processus thérapeutique visant à le libérer de sa toxicomanie, ayant amorcé sept thérapies sans en terminer aucune. Son seul succès « a été de consommer des drogues à un niveau problématique », a dit le magistrat. 

Il serait sobre depuis l'incendie, « mais fragile à la rechute et influençable », avec un risque de récidive de moyen à élevé. Ses antécédents criminels incluent vol, possession simple de drogue et conduite avec les facultés affaiblies.

Maintenant domicilié à Saint-Jean-sur-Richelieu, il a été déclaré inapte à l'emploi en 1991. Depuis, selon le juge, il occupe de petits boulots non déclarés.

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